La figure de la restauration rapide Habib El Bey affirme avoir été empêché de voyager à l’aéroport Tunis-Carthage, hier mercredi 9 septembre, sans préciser sa destination.
Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, il explique avoir été informé d’une mesure l’empêchant de voyager et adresse un message au président de la République, Kaïs Saïed, lui demandant d’intervenir dans cette affaire.
Une restriction administrative ?
Sans identifier explicitement la nature de la mesure qui lui aurait été appliquée, Habib El Bey semble évoquer une restriction administrative liée à son déplacement à l’étranger.
La possibilité d’une mesure S17 est notamment évoquée en raison du mode opératoire décrit, mais cette hypothèse ne peut pas être confirmée à ce stade en l’absence d’une communication officielle précisant les raisons de cette interdiction de voyage.
Le dispositif S17 est une mesure de contrôle aux frontières utilisée en Tunisie et qui a fait l’objet de nombreuses controverses au cours des dernières années. Il ne constitue pas, juridiquement, une interdiction de voyager au sens strict, mais peut entraîner un contrôle renforcé et, dans certains cas, empêcher concrètement une personne de quitter le territoire.
Des organisations de défense des droits humains ont notamment documenté des cas de personnes soumises à ce dispositif et confrontées à des restrictions de leur liberté de circulation.
Il appelle Kais Said à intervenir
Dans sa vidéo, Habib El Bey sollicite ainsi directement l’intervention du président Kaïs Saïed afin de comprendre les raisons de la mesure prise à son encontre et de pouvoir, selon ses propos, poursuivre son déplacement. À ce stade, aucune information officielle permettant de confirmer la nature exacte de la mesure ou les motifs de son application n’a été rendue publique.
Lire aussi : Tunisie : Un député commente les propos de Kais Saied sur les restrictions de voyage
Cette affaire relance, plus largement, la question des restrictions administratives à la liberté de circulation en Tunisie, notamment lorsqu’elles interviennent au niveau des frontières sans qu’une décision judiciaire d’interdiction de voyager soit clairement communiquée à la personne concernée.