Une analyse réalisée par MTA Conseil recense 120 vols entre la France et la Tunisie susceptibles d’ouvrir droit à une indemnisation au titre du règlement européen CE 261/2004 durant juillet et août 2026. Selon cette analyse, 83 de ces vols étaient opérés par Tunisair, contre 19 par Nouvelair, 15 par Transavia et 4 par Air France. Ces chiffres portent sur l’échantillon identifié par MTA Conseil et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir un taux de perturbation de l’ensemble des vols opérés par chaque compagnie.
83 vols Tunisair dans l’échantillon
Les chiffres publiés placent Tunisair très largement en tête des compagnies concernées. Sur les 120 vols identifiés, 83 seraient donc liés à la compagnie nationale, soit environ 69,2% de l’échantillon.
La répartition communiquée par MTA Conseil fait apparaître 19 vols pour Nouvelair, 15 pour Transavia et 4 pour Air France. L’analyse concerne les liaisons entre la France et la Tunisie au cours des mois de juillet et août, période correspondant au pic des déplacements estivaux.
Le chiffre de 83 ne doit toutefois pas être interprété comme signifiant que 70% des vols de Tunisair ont été perturbés. Il représente uniquement la proportion de vols Tunisair parmi les 120 dossiers identifiés par MTA Conseil comme susceptibles d’ouvrir droit à indemnisation.
Quels droits pour les passagers ?
Le règlement européen CE 261/2004 prévoit, sous certaines conditions, une indemnisation en cas d’annulation ou de retard important. Pour les vols au départ de la France vers la Tunisie, les règles européennes peuvent notamment s’appliquer, quelle que soit la nationalité du passager.
MTA Conseil rappelle cependant qu’un retard ou une annulation ne donne pas automatiquement droit à une indemnisation : les circonstances de la perturbation, le délai d’information et le retard finalement subi à destination doivent notamment être examinés.
Le montant dépend notamment de la distance du trajet et de la situation du passager. Dans un cas récent publié par MTA Conseil, une passagère ayant subi une annulation puis un retard de plus de 15 heures sur une liaison Marseille-Tunis a obtenu 250 euros d’indemnisation.
Comment déposer une réclamation ?
Les voyageurs concernés doivent d’abord conserver leur billet, carte d’embarquement, confirmation de réservation et justificatifs relatifs à la perturbation. Les horaires prévus et réels du vol peuvent également être utiles pour établir le retard subi à destination.
Tunisair dispose d’un formulaire spécifique pour les réclamations concernant les retards, annulations et correspondances manquées. La compagnie précise qu’une demande doit être introduite séparément pour chaque passager. Elle indique également s’efforcer de répondre aux réclamations dans un délai maximal de deux mois.
Un bilan qui reste à préciser
L’estimation de 8300 passagers Tunisair potentiellement concernés, correspondant à une moyenne théorique de 100 passagers par vol sur les 83 vols recensés, doit être considérée avec prudence. Elle ne permet pas de déterminer le nombre réel de voyageurs ayant effectivement droit à une indemnisation, chaque dossier devant être examiné individuellement.
De même, l’analyse de MTA Conseil, société spécialisée dans l’accompagnement des passagers et rémunérée notamment sur les indemnisations obtenues, constitue un indicateur à prendre en compte mais qui gagnerait à être confronté aux données des compagnies et des autorités compétentes.
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