Le système électronique de gestion des files d’attente « Easy Queue » installé au CHU Mohamed-Tahar-Maamouri de Nabeul devrait entrer en exploitation dès la semaine prochaine, alors que les travaux d’installation ont atteint 90%. Le dispositif vise à organiser le passage des patients aux bureaux d’accueil et aux consultations externes, dans un établissement qui reçoit quotidiennement entre 1500 et 1800 patients en consultation externe.
Un ticket pour organiser le parcours du patient
Concrètement, « Easy Queue » repose sur des bornes électroniques destinées à distribuer des tickets aux patients. Ces tickets doivent permettre de déterminer l’ordre de passage et d’orienter les patients vers le service ou la consultation concernés, afin de réduire les attroupements devant les guichets.
Selon le directeur général de l’établissement, Rachdi Ben Harath, le système est actuellement installé à hauteur de 90% et son exploitation est prévue « à partir de la semaine prochaine ». L’objectif affiché est de réduire l’encombrement, d’améliorer l’organisation des priorités et de fluidifier les démarches administratives.
Le dispositif intervient dans un contexte de forte fréquentation. Le bureau d’accueil unique de l’hôpital reçoit entre 1500 et 1800 patients par jour pour les consultations externes. À ce niveau de fréquentation, la gestion des files constitue un enjeu important, notamment aux heures de pointe.
Une numérisation déjà engagée
« Easy Queue » ne constitue toutefois pas la première étape de la digitalisation du parcours des patients au CHU de Nabeul. Depuis octobre 2025, l’établissement a mis en place des tableaux d’enregistrement électroniques destinés notamment aux patients disposant déjà d’un rendez-vous.
Cette solution a permis, selon la direction, d’enregistrer environ 30% des patients, avec une réduction relative des files devant le guichet unique. Le nouveau système doit donc compléter cette première expérience en prenant en charge la gestion physique de l’attente et l’orientation des patients.
L’établissement prévoit également la construction d’un bureau d’accueil supplémentaire, destiné à répartir les patients entre plusieurs points selon les consultations concernées. Ce nouvel espace doit notamment prendre en charge les patients orientés vers les services d’analyses médicales et d’imagerie.
Le véritable test commencera après le lancement
L’annonce de la mise en service constitue une étape importante, mais son efficacité devra surtout être mesurée sur le terrain. Le principal indicateur sera l’évolution du temps d’attente réel entre l’arrivée du patient, l’enregistrement et l’accès à la consultation.
Il faudra également préciser, après le démarrage, quelles consultations seront couvertes par « Easy Queue », selon quels horaires le système fonctionnera et comment seront accompagnées les personnes âgées ou celles peu familiarisées avec les dispositifs électroniques.
La coexistence entre les patients utilisant la préinscription électronique et ceux se présentant directement à l’hôpital constituera également un point à surveiller. Avec près de 30% des patients déjà concernés par l’enregistrement électronique, la coordination entre les deux dispositifs sera déterminante pour éviter de déplacer les files plutôt que de les réduire.
À ce stade, la mise en service reste annoncée pour la semaine prochaine : son impact sur les délais d’attente ne pourra donc être évalué qu’après les premières semaines de fonctionnement.