Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salahdedine Selmi, a estimé mercredi 9 septembre 2026 que la situation en Tunisie était devenue « tendue et dangereuse », affirmant que « toutes les portes sont désormais fermées ». Il s’exprimait à l’ouverture des travaux de la commission administrative nationale de l’organisation syndicale.
Selon un compte rendu publié par Echaab News, le journal de l’UGTT, Selmi a considéré que le pays était passé de l’absence de dialogue social à une « absence totale de dialogue » avec les différentes parties et composantes de la société. Il a également accusé le pouvoir d’avoir choisi de « fermer les portes » du dialogue avec les différents secteurs.
Consultations avec les composantes de la société civile
Le secrétaire général de l’UGTT a annoncé que les consultations avec les composantes de la société civile se poursuivraient afin de coordonner les positions face à la situation actuelle. Il a également appelé à l’unité des organisations et associations indépendantes pour défendre, notamment, les libertés, la liberté d’expression, la liberté de la presse et la liberté syndicale.
Sur le plan syndical, Salaheddine Selmi a affirmé que « toutes les formes de lutte » étaient envisageables et que « toutes les options » restaient ouvertes. Parmi celles-ci figure une grève générale, pour laquelle il a appelé les structures syndicales à se préparer à travers des réunions aux niveaux régional, local et sectoriel.
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Cette position intervient alors que l’UGTT avait déjà durci son discours au cours des dernières semaines. Le 27 août, le premier responsable syndical avait indiqué que toutes les options seraient discutées lors de la commission administrative nationale et que l’organisation ne comptait pas rester au stade des communiqués face à la situation du pays.
Aucune date annoncée
L’éventualité d’une grève générale avait également été évoquée avant la réunion du 9 septembre. Le secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé de l’information et de la communication, Othman Jelouli, avait indiqué que la commission administrative nationale devait notamment examiner la consolidation du principe d’une grève générale déjà adopté par le congrès de Monastir et préparer la mobilisation syndicale.
À ce stade, aucune date de grève générale n’a été annoncée dans les déclarations. Il s’agit donc d’une option mise sur la table par la direction de l’UGTT, avec un appel aux structures syndicales à se préparer à cette éventualité.