Le Conseil de l’Assemblée du deuxième district qui regroupe Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Zaghouan et Nabeul, a tenu, mercredi soir, une réunion exceptionnelle consacrée à ce qu’il qualifie de « dysfonctionnements dans certains comportements moraux » et à leurs conséquences potentielles sur la famille, l’enfance et la cohésion de la société.
Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le Conseil, représenté par Salma Manaï, Nabil Ben Ammar et Anis Khalfaoui, a notamment mis en garde contre la divulgation de secrets, l’atteinte à la vie privée, la diffamation ainsi que la diffusion de contenus considérés comme obscènes, particulièrement sur les réseaux sociaux et dans l’espace numérique.
Le Conseil estime que de telles pratiques ne concernent pas uniquement les personnes directement impliquées, mais peuvent également, selon lui, porter atteinte au tissu social et à l’image de la Tunisie. Il a ainsi appelé à une approche préventive et éducative visant notamment à renforcer la sensibilisation religieuse et morale, la protection de la famille et de l’enfance ainsi que la culture de la responsabilité dans l’utilisation des plateformes numériques.
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Salma Manaï a, de son côté, souligné le rôle que pourraient jouer le ministère des Affaires religieuses, les imams et les prédicateurs dans les efforts de prévention et d’éducation, aux côtés de la famille, de l’école et des institutions publiques.
Un communiqué publié dans un contexte de diffusion de documents sur les réseaux sociaux
La réunion intervient dans un contexte marqué par la circulation, sur les réseaux sociaux, de documents présentés comme étant liés à une affaire d’homosexualité. La publication et la diffusion de ces documents sur les plateformes numériques seraient à l’origine du débat auquel le Conseil fait référence dans son communiqué, même si le texte officiel ne mentionne pas explicitement cette affaire ni les personnes concernées.
Le Conseil insiste surtout sur les risques liés à la diffusion de documents ou d’informations relevant de la vie privée, ainsi que sur les pratiques de « divulgation des secrets », de « diffamation » et de publication de contenus jugés attentatoires aux bonnes mœurs.
Cette prise de position intervient ainsi alors que la diffusion de contenus privés sur les réseaux sociaux soulève de nouveau des interrogations sur les limites entre liberté d’expression, respect de la vie privée, responsabilité numérique et protection des personnes concernées.