Le deuxième district, qui regroupe Tunis, Ariana, Ben Arous, Manouba, Zaghouan et Nabeul, entend anticiper les principales crises susceptibles de survenir au cours des six prochains mois.
Le député du Conseil du deuxième district représentant le gouvernorat de Nabeul, Anis Khelfaoui, a indiqué ce mardi 1er septembre 2026 qu’un inventaire des crises attendues durant les six prochains mois avait été établi, parallèlement à une identification des priorités d’intervention.
Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, Anis Khelfaoui a précisé que des réunions seront prochainement organisées avec les administrations centrales et les ministères concernés, en coordination avec la présidence du gouvernement, afin d’examiner ces différents dossiers.
Cinq dossiers considérés comme prioritaires
Selon le député, les problématiques identifiées concernent principalement la rentrée scolaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire ainsi que le risque d’inondations.
Ces cinq dossiers renvoient à des enjeux qui dépassent largement le cadre d’une seule gouvernorat. Ils touchent directement les services publics, le pouvoir d’achat, les infrastructures et la capacité des autorités à anticiper les périodes de tension.
La rentrée scolaire constitue ainsi la première échéance immédiate, avec la question des conditions d’accueil des élèves, du transport et de la disponibilité des fournitures et des services nécessaires au bon déroulement de l’année scolaire.
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Le dossier de l’eau figure également parmi les principales préoccupations. Dans un contexte marqué par une pression croissante sur les ressources hydriques, son inscription parmi les priorités du district traduit la nécessité de renforcer l’anticipation des difficultés d’approvisionnement et de sécuriser la distribution.
Sécurité énergétique et alimentaire : deux enjeux stratégiques
L’énergie constitue un autre volet majeur du diagnostic établi par le deuxième district. La question de la sécurité énergétique renvoie notamment à la capacité du pays à garantir une alimentation régulière du réseau électrique et à répondre aux pics de consommation, particulièrement durant les périodes de forte chaleur.
À cette problématique s’ajoute celle de la sécurité alimentaire, dans un contexte où les fluctuations des prix, les difficultés d’approvisionnement et les aléas de la production agricole peuvent rapidement se répercuter sur les ménages.
Enfin, le risque d’inondations figure également dans la liste des crises à anticiper. Pour les six gouvernorats du deuxième district, la prévention suppose notamment un suivi des infrastructures hydrauliques, des réseaux d’évacuation des eaux et des zones particulièrement exposées.
Une logique d’anticipation plutôt que de réaction
Au-delà de la liste des crises, la démarche annoncée par le député traduit surtout une volonté de passer d’une gestion réactive à une logique d’anticipation.
L’objectif sera désormais de confronter ce diagnostic territorial aux administrations centrales et aux ministères concernés. Les réunions annoncées devront permettre d’identifier les moyens disponibles, les responsabilités institutionnelles et les interventions prioritaires.
Avec six gouvernorats et des problématiques à la fois urbaines, rurales, sociales et environnementales, le deuxième district constitue ainsi un espace où plusieurs vulnérabilités nationales se concentrent. La capacité des autorités à transformer ce premier inventaire en mesures concrètes sera déterminante au cours des prochains mois.