La Tunisie entend renforcer ses efforts pour lutter contre la désertification et restaurer les terres dégradées, dans un contexte marqué par le changement climatique, la raréfaction des ressources en eau et la fragilisation des activités agricoles.
Le pays a participé, au mois d’août dernier, aux travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, organisée à Oulan-Bator, en Mongolie, sous le thème « Restaurer les terres pour restaurer l’espoir ». La rencontre a réuni 197 États et organisations internationales.
Parmi les principales conclusions de cette conférence figure la nécessité de mobiliser près de 355 milliards de dollars à l’horizon 2030 pour investir dans les terres et les parcours. Un objectif qui reste confronté à un important déficit de financement, estimé à 278 milliards de dollars.
La conférence a également permis l’annonce d’un portefeuille de projets dans 23 pays pour un montant de 1,3 milliard de dollars, ainsi qu’une recommandation visant à renforcer la reconnaissance du rôle des parcours dans la lutte contre la dégradation des terres. Selon Hamda Alaoui, point focal national de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification au ministère tunisien de l’Environnement, la Tunisie participe aux différentes initiatives régionales et internationales dans ce domaine.
6,5 millions de dollars pour la Tunisie
Sur le plan national, la Tunisie a élaboré une vision consacrée aux ceintures vertes et a commencé à préparer des projets destinés à restaurer les terres arides. Dans ce cadre, le Fonds pour l’environnement mondial a mobilisé 300 millions de dollars au profit de la communauté internationale pour la restauration des terres arides. La part destinée à la Tunisie est estimée à 6,5 millions de dollars.
Un autre projet, d’une valeur de 15 millions de dollars, doit également être financé par le Fonds d’adaptation au changement climatique. Il concernera notamment les régions du centre tunisien et se trouve actuellement au stade de préparation des études d’exécution.
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La Tunisie mène par ailleurs un projet consacré à la préservation des nappes d’alfa, une ressource végétale particulièrement importante pour les écosystèmes des zones arides et semi-arides du pays.
La désertification ne se limite pas à l’avancée du sable
La lutte contre la désertification nécessite toutefois de dépasser l’image classique du désert qui progresse vers les terres agricoles. Selon Hamda Alaoui, la désertification désigne également la perte de fertilité des sols et leur incapacité progressive à maintenir leur productivité.