Le Hamas a annoncé la dissolution de son instance gouvernementale à Gaza, une décision présentée comme une étape vers la mise en place d’un comité technocratique palestinien chargé de l’administration du territoire, dans le cadre des arrangements liés au cessez-le-feu en cours.
Le gouvernement de facto du Hamas dans la bande de Gaza a annoncé, lundi 6 juillet 2026, sa dissolution, selon des déclarations officielles relayées depuis le territoire. Cette décision marque un tournant majeur dans l’organisation administrative de l’enclave palestinienne, où le mouvement islamiste était au pouvoir depuis près de deux décennies.
Selon les éléments annoncés, cette mesure vise à transférer progressivement la gestion des affaires civiles à un comité technocratique palestinien, composé de responsables indépendants chargés d’assurer la continuité des services publics et la gestion administrative.
Une transition encadrée par un accord de cessez-le-feu
Cette évolution s’inscrit dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu prévoyant une réorganisation de la gouvernance à Gaza. Le Hamas indique que certaines structures administratives resteront temporairement en place, le temps que la nouvelle instance prenne effectivement ses fonctions sur le terrain.
La mise en place de ce comité technocratique est présentée comme une solution transitoire destinée à stabiliser la situation administrative et à faciliter la gestion des institutions locales.
Un tournant politique après près de 20 ans de gouvernance
Le Hamas administrait de facto la bande de Gaza depuis 2007. Cette décision de dissolution intervient dans un contexte de fortes pressions politiques et diplomatiques autour de la future gouvernance du territoire, ainsi que des discussions sur l’après-conflit.
À ce stade, plusieurs paramètres restent à clarifier, notamment la composition exacte du comité appelé à prendre le relais et les modalités concrètes du transfert de compétences.
Le plan de Trump
Cette dissolution s’inscrit dans le cadre du plan de Donald Trump présenté en septembre 2025 et destiné à tourner la page de la guerre à Gaza. Ce plan composé d’un dispositif en 20 points est censé ouvrir la voie à une nouvelle gouvernance dans l’enclave palestinienne.
Au cœur du projet : la mise en place d’un comité palestinien de technocrates, chargé provisoirement de gérer Gaza. Cet organe serait placé sous la supervision d’une structure internationale inédite, présidée par Trump lui-même, et à laquelle participerait notamment l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cette instance aurait pour mission de piloter la transition politique et administrative.
Le plan insiste toutefois sur la mise à l’écart du Hamas, qui sera totalement exclu du futur dispositif. Il insiste également sur la reconstruction via un programme économique de grande ampleur lancé pour relever Gaza après des mois de destructions, avec la garantie que « ni occupation ni annexion israélienne » n’auront lieu.
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