Les professionnels du transport non régulier observeront une grève nationale le 13 juillet. Au cœur de leurs revendications figure la révision des tarifs, jugés inadaptés à l’augmentation des coûts d’exploitation, ainsi que le respect des engagements pris par les autorités.
Le secteur du transport non régulier s’apprête à connaître une journée de forte perturbation. Les représentants des taxis individuels, des louages, du transport rural, du transport touristique et du transport collectif ont confirmé le maintien d’une grève nationale prévue le 13 juillet, de 5h à 21h, en l’absence d’avancées sur leurs principales revendications.
Intervenant ce lundi sur Mosaïque FM, le responsable syndical Ali Turkia a indiqué que le mouvement concernera l’ensemble des composantes du secteur sur tout le territoire national.
La révision des tarifs au cœur des revendications
Les professionnels estiment que les tarifs actuellement appliqués, notamment la course de base et la prise en charge au compteur, ne reflètent plus la réalité économique.
Selon le représentant syndical, l’augmentation du coût de la vie et des charges d’exploitation a fortement réduit la rentabilité de l’activité, rendant indispensable une revalorisation des tarifs afin de préserver l’équilibre financier des exploitants.
Il a précisé que les discussions restent ouvertes concernant l’ampleur de cette hausse, mais que le principe d’une révision est désormais considéré comme une priorité par la profession.
Les syndicats dénoncent le non-respect des engagements
Ali Turkia a également accusé les autorités de ne pas avoir appliqué les engagements pris lors de plusieurs réunions officielles, notamment ceux issus d’un accord conclu le 22 juin, portant sur la réforme du cadre réglementaire du secteur, la révision de la tarification et la mise en œuvre de plusieurs dispositions réglementaires.
Selon lui, ces engagements écrits n’ont pas été suivis d’effets, malgré les promesses formulées au cours des négociations.
Le responsable syndical a rappelé qu’une précédente grève, prévue le 27 avril, avait été suspendue après des interventions de haut niveau, dans l’espoir d’un règlement progressif des dossiers en suspens.
Une situation économique jugée préoccupante
Les représentants du secteur évoquent également la dégradation de la situation économique des transporteurs. Ils font état de saisies de véhicules et des difficultés rencontrées par de nombreux exploitants pour s’acquitter de leurs obligations sociales et fiscales.
Face à l’absence de solutions concrètes, la chambre syndicale considère que la révision des tarifs constitue désormais une condition essentielle pour assurer la pérennité du secteur.
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