La France a durci les conditions d’accès aux aides au logement (APL) pour les étudiants étrangers. Depuis le 1er juillet 2026, les étudiants non européens non boursiers ne peuvent plus en bénéficier, une mesure qui concerne directement les étudiants tunisiens poursuivant leurs études en France sans bourse.
Une réforme qui cible les étudiants hors Union européenne
Entrée en vigueur le 1er juillet 2026, la réforme des aides au logement modifie les critères d’attribution des APL versées par la Caisse d’allocations familiales (CAF).
Désormais, les étudiants étrangers originaires de pays hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse, et non bénéficiaires d’une bourse sur critères sociaux, ne sont plus éligibles à cette aide.
Selon les autorités françaises, cette mesure vise à réorienter les aides vers les étudiants considérés comme les plus précaires, notamment les boursiers.
Les étudiants tunisiens directement concernés
Les étudiants tunisiens font partie des publics touchés par cette réforme, la Tunisie étant classée hors Union européenne.
Concrètement, un étudiant tunisien en France ne pourra plus percevoir les APL s’il n’est pas boursier, même s’il est inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur.
En revanche, certaines situations permettent de conserver l’aide, notamment pour les étudiants bénéficiaires d’une bourse sur critères sociaux, en alternance ou en contrat d’apprentissage, exerçant une activité salariée déclarée, ou disposant d’un statut spécifique.
Un impact social et financier pour les étudiants
Cette restriction pourrait avoir des conséquences directes sur le budget des étudiants étrangers, dont une partie dépend fortement des aides au logement pour payer leur loyer.
En France, les APL constituent souvent un soutien essentiel pour les étudiants, notamment dans les grandes villes où les loyers sont élevés.
Une mesure inscrite dans un contexte de durcissement des politiques migratoires
Cette réforme s’inscrit dans un ensemble plus large de mesures visant à encadrer davantage l’accès des étudiants étrangers à certaines prestations sociales.
Elle relance le débat sur l’attractivité de la France auprès des étudiants internationaux, alors que le pays reste l’une des principales destinations d’études pour les étudiants tunisiens.