Une affaire de contrôle antidopage secoue la sélection tunisienne qui était engagée dans la Coupe du monde 2026. Selon le président de la commission médicale du groupe, le docteur Souheil Chelmi, plusieurs joueurs auraient présenté des traces d’une substance interdite lors d’analyses réalisées au Mexique, où la sélection avait établi son camp de base.
Dans une déclaration à la radio nationale, le responsable médical affirme que les résultats des tests révèlent la présence d’un agent stimulant interdit, détecté à de très faibles concentrations. Il soutient qu’il ne s’agit pas d’un dopage volontaire, mais d’une contamination alimentaire liée à la viande consommée sur place.
La logistique du tournoi remise en cause
Le médecin met directement en cause l’environnement logistique du tournoi, estimant que la responsabilité de l’alimentation des équipes incombe à l’organisation internationale du football. Il évoque notamment la possibilité que la chaîne de production de viande au Mexique puisse contenir des résidus de substances utilisées dans l’élevage, susceptibles de se retrouver à l’état de traces dans l’organisme des sportifs.
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Cette hypothèse est jugée cohérente avec des précédents connus dans le football international. Le clenbutérol, substance au cœur des analyses, a déjà été impliqué dans plusieurs affaires similaires en Amérique du Nord, où des joueurs avaient été contrôlés positifs sans sanction après confirmation d’une contamination alimentaire.
Des éléments de presse internationale, dont le Daily Mail, rapportent que plusieurs enquêtes comparables ont déjà conduit les instances antidopage à privilégier l’explication de la viande contaminée plutôt qu’une prise intentionnelle de produits interdits. Des cas similaires ont notamment été documentés lors de compétitions organisées au Mexique, où des épisodes impliquant des équipes nationales avaient déjà suscité des alertes de la Fédération internationale de football et de l’Agence mondiale antidopage.
Pas d’inquiétude
Dans le cas tunisien, les premières informations révélées par Daily Mail indiquent que les taux détectés seraient inférieurs aux seuils déclenchant automatiquement des sanctions disciplinaires, en raison de la reconnaissance du risque de contamination alimentaire dans certains contextes. Les joueurs concernés ne devraient donc, à ce stade, pas faire l’objet de suspensions, dans l’attente des conclusions des instances compétentes.
Aucune réaction officielle de la Fédération internationale de football n’a encore été rendue publique sur ce dossier. Les clubs concernés ont toutefois été informés des résultats des analyses, selon les informations relayées par plusieurs médias internationaux.