La lourde défaite de la Tunisie face à la Belgique (5-0), samedi à Bruxelles, a laissé peu de place aux explications. En conférence de presse, le sélectionneur national Sabri Lamouchi a reconnu sans détour l’ampleur de l’échec, multipliant les constats sévères sur la prestation de son équipe à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026.
« Le match était un cauchemar »
Le technicien franco-tunisien n’a pas cherché à minimiser le revers subi face aux Diables Rouges. Bien au contraire.
« Je suis venu pour faire rêver, mais aujourd’hui je ne fais rêver personne. Le match était un cauchemar. Il n’y a rien de positif à retenir de cette rencontre », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre.
Des propos rares dans le football de haut niveau, où les entraîneurs privilégient souvent les discours prudents après les défaites. Cette fois, Lamouchi a choisi d’assumer publiquement la gravité de la situation.
« J’en prends l’entière responsabilité »
Le sélectionneur a également reconnu sa part de responsabilité dans ce naufrage collectif.
« Il est clair que nous ne pouvons pas nous présenter sur le terrain et livrer ce genre de performance. Nous n’étions pas venus ici pour nous rassurer. Ce match montre une nette différence entre les deux équipes, à tous les niveaux. J’en prends l’entière responsabilité, car c’est moi qui ai choisi le onze de départ », a-t-il affirmé.
Avant même le coup d’envoi, certains choix avaient suscité des interrogations. Lamouchi avait procédé à plusieurs changements par rapport à l’équipe alignée quelques jours plus tôt contre l’Autriche, alors qu’il s’agissait du dernier test avant le Mondial.
L’expulsion de Gharbi a compliqué la tâche
Réduite à dix après l’expulsion d’Ismaël Gharbi à la 62e minute, la Tunisie a ensuite complètement sombré dans le dernier tiers de la rencontre.
Pour Lamouchi, cette exclusion a rendu la mission encore plus difficile.
« À 11 contre 11, nous n’avons pas réussi à rivaliser ; alors à 10 contre 11, la tâche est devenue tout simplement impossible », a-t-il expliqué.
Les Belges ont inscrit trois de leurs cinq buts dans les vingt-cinq dernières minutes, transformant une défaite déjà lourde en véritable correction.
Neuf jours pour rebondir
Malgré l’ampleur du revers, le sélectionneur a tenté de se projeter vers la suite. Il a notamment salué la prestation du jeune défenseur Adam Arous, l’un des rares joueurs à avoir trouvé grâce à ses yeux lors de cette soirée difficile.
Mais l’essentiel est ailleurs : la Tunisie reste sur deux défaites consécutives en préparation, après le revers concédé face à l’Autriche. Surtout, les Aigles de Carthage n’ont marqué aucun but lors de ces deux rencontres et en ont encaissé six.
Le premier rendez-vous mondial approche désormais à grande vitesse. La Tunisie affrontera la Suède le 15 juin avant de croiser le Japon puis les Pays-Bas.
Pour Sabri Lamouchi et ses joueurs, il reste neuf jours pour faire oublier le cauchemar de Bruxelles.
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🎙️ Sabri Lamouchi : « Maintenant les choses sérieuses commencent. Sur 4 matchs on a marqué qu’un seul but. Pour gagner des matchs, faut marquer des buts. » 🇹🇳⚽️ pic.twitter.com/S6yhL0cOAN
— Noussour 🇹🇳 (@NoussourTN) June 6, 2026