A quelques jours de son entrée en lice au Mondial 2026, la Tunisie affronte la Belgique à Bruxelles dans un ultime match amical. Au-delà du résultat, cette rencontre apparaît surtout comme une répétition générale pour un staff technique encore en phase d’ajustements, notamment sur les choix de titulaires et l’efficacité offensive des Aigles de Carthage.
Arrivant après une courte défaite contre l’Autriche, la Tunisie cherche encore ses certitudes. Si la prestation à Vienne a montré des séquences encourageantes, notamment en première période, elle a également mis en évidence un problème récurrent : le manque de réalisme offensif.
Une préparation encore en chantier
Depuis sa prise de fonction, le sélectionneur tunisien peine à trouver une stabilité dans son animation offensive. Les Aigles de Carthage restent sur trois matchs sans marquer, une série qui interroge à l’approche d’une compétition où l’efficacité sera déterminante.
Face à la Belgique, ce samedi 6 juin au au stade Roi Baudouin de Bruxelles (14h00), l’objectif est double : tester de nouvelles solutions offensives et évaluer la capacité des joueurs à répondre à l’intensité d’un adversaire du plus haut niveau international. Plusieurs profils sont ainsi susceptibles d’être alignés ou réévalués, notamment dans le secteur offensif, où des ajustements sont attendus.
Le staff pourrait notamment s’appuyer sur Hazem Mastouri en pointe, une option envisagée pour tenter de résoudre la stérilité offensive observée depuis plusieurs rencontres.
Une revue d’effectif à tous les niveaux
Ce match contre la Belgique s’inscrit également dans une logique de rotation et d’évaluation élargie. Plusieurs joueurs devraient bénéficier de temps de jeu afin de permettre au staff de finaliser ses choix avant le Mondial.
Dans les cages, la hiérarchie reste ouverte. Entre Mouhib Chamekh, Aymen Dahmène et Sabri Ben Hassen, aucune décision définitive ne semble encore arrêtée, et la rencontre de Bruxelles pourrait peser dans la balance.
En défense, la tendance penche vers une charnière composée de Montassar Talbi et Omar Rekik, tandis que les couloirs devraient être occupés par Yan Valery et Ali Abdi, sauf ajustements de dernière minute.
Au milieu, la concurrence reste vive autour de profils comme Ellyes Skhiri et Rani Khedhira, considérés comme des options prioritaires dans l’équilibre de l’équipe.
La Belgique, un révélateur de niveau mondial
Au-delà des enjeux internes à la sélection tunisienne, la Belgique constitue un test d’une autre dimension. Classée parmi les meilleures équipes mondiales ces dernières années, la formation dirigée par Rudi Garcia aligne des joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens, à l’image de Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku ou encore Jérémy Doku.
Malgré son statut, la Belgique affiche une certaine irrégularité récente, alternant larges victoires et résultats plus mitigés. Cette instabilité relative offre à la Tunisie une opportunité d’évaluer ses capacités face à un adversaire de très haut niveau.
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