Les mesures tant attendues sont désormais actées. Les décrets relatifs à l’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé ont été publiés ce jeudi 30 avril 2026 au Journal officiel de la République tunisienne.
Des augmentations officialisées pour tous les secteurs
La publication au Journal officiel de la République tunisienne confirme l’entrée en vigueur des revalorisations salariales qui concernent à la fois les agents de la fonction publique, les collectivités locales, les établissements publics, ainsi que les salariés du secteur privé.
Les augmentations salariales actées avec effet retroactif depuis janvier 2026, pour la fonction publique et le secteur public, prévoient une hausse mensuelle immédiate comprise entre 90 et 120 dinars selon le grade, avec des revalorisations supplémentaires programmées sur 2027 et 2028 de la meme valeur. Dans certains corps spécifiques comme la magistrature, l’augmentation est fixée à 120 dinars par an sur trois ans.
Dans le secteur privé, la hausse prend plutôt la forme d’une augmentation progressive d’environ 5 % par an, variable selon les conventions collectives. Concrètement, dès 2026, la majorité des agents publics percevront un gain net compris entre 55 dinars et 80 dinars par mois.
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Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des décisions gouvernementales visant à soutenir le pouvoir d’achat dans un contexte économique sous pression.
Une mise en œuvre attendue
Ces augmentations, déjà évoquées ces dernières semaines, devraient être appliquées selon les modalités prévues par les textes réglementaires, avec des impacts différenciés selon les secteurs et les catégories professionnelles.
Elles devraient également avoir des répercussions sur les pensions, conformément aux mécanismes d’ajustement en vigueur.
La publication de ces décrets intervient à la veille de la fête du Travail, dans un climat marqué par des attentes sociales élevées. Elle concrétise les engagements pris dans le cadre de la loi de finances et des discussions gouvernementales autour de la relance économique et de la justice sociale.