La station de dessalement d’eau de mer de Sousse n’a pas encore entamé sa phase d’exploitation et n’a fourni aucune quantité d’eau destinée à la consommation, a affirmé vendredi le directeur du projet, Moncef Ammara.
Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, Ammara a démenti les informations relayées récemment sur les réseaux sociaux faisant état d’une production d’eau non conforme aux normes sanitaires et contenant « des substances dangereuses ».
« Ces informations sont totalement infondées. La station n’est pas encore entrée en exploitation effective et n’a injecté aucune goutte d’eau dans les réseaux de distribution », a-t-il déclaré.
Des essais techniques avant la mise en service
Le responsable du projet a expliqué que la station se trouve actuellement dans la dernière phase des essais techniques, une étape indispensable avant son entrée en fonction officielle.
Ces tests visent à vérifier la qualité de l’eau produite et sa conformité avec les normes tunisiennes en vigueur, avant sa validation par les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé et les structures de contrôle concernées.
Lire aussi : Sfax : Gargour officiellement inaugurée, près de 6 millions de Tunisiens concernés
Moncef Ammara a précisé que les opérations en cours comprennent notamment des traitements préliminaires de l’eau de mer ainsi que des essais liés à l’injection de produits chimiques, afin de garantir les niveaux de pureté requis avant le passage à travers les membranes d’osmose inverse, une technologie centrale dans le processus de dessalement.
Un projet de 130 millions de dinars
Le responsable a indiqué que le coût global du projet s’élève à environ 130 millions de dinars. Les différentes composantes de la station sont achevées, notamment l’unité de dessalement, les réseaux de conduites, les équipements électriques ainsi que les installations de raccordement.
Les équipes techniques travaillent actuellement en continu, 24 heures sur 24, afin d’achever les dernières opérations dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité.
Une entrée en service prochaine
Tout en appelant les citoyens à faire preuve de patience, Moncef Ammara a souligné que ces étapes techniques sont nécessaires pour assurer la fiabilité et la durabilité de la station.
L’objectif, selon lui, est de garantir une infrastructure capable d’assurer l’approvisionnement en eau de la région sur le long terme. La mise en service pourrait intervenir prochainement, une fois les essais finaux achevés et les autorisations nécessaires obtenues.