Environ 19% de l’électricité produite par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) ne seraient pas comptabilisés dans ses ventes, selon un responsable au fait du dossier cité lundi par Mosaïque FM. Ces pertes se répartiraient entre pertes techniques du réseau et consommations illégales.
12% de pertes techniques
D’après cette source, 12% de l’électricité produite sont concernés par des pertes techniques liées au transport et à la distribution sur le réseau électrique. Ces pertes interviennent au cours de l’acheminement de l’électricité avant sa livraison aux consommateurs. Elles constituent une composante distincte des consommations illégales évoquées dans le même décompte.
Le reste, soit environ 7%, correspondrait à de l’électricité consommée illégalement, notamment à travers des branchements clandestins et des détournements, sans être intégrée dans la facturation de la STEG.
Des impayés de 6,5 milliards de dinars
La consommation illégale représente un manque à gagner direct pour la société publique : l’électricité produite et acheminée génère alors un coût sans produire les recettes correspondantes.
Cette situation intervient alors que les créances impayées de la STEG auprès de ses clients s’élèveraient à environ 6,5 milliards de dinars, toujours selon les informations rapportées par Mosaïque FM.
Précisons que les créances impayées de la STEG auprès de ses différents clients avaient atteint 6,061 milliards de dinars au 23 juin 2026, selon des données présentées par la société devant la Commission des finances de l’ARP.
Le niveau de pertes évoqué constitue ainsi un enjeu financier supplémentaire pour la société, qui doit à la fois supporter les coûts liés à l’électricité produite et faire face aux consommations qui ne donnent pas lieu à facturation.
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