La politique de maintien des prix des hydrocarbures en Tunisie pèse sur les finances publiques et les comptes de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Le président de la commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Kettari, a fait état de 2,5 milliards de dinars de subventions non versées à l’entreprise.
Invité vendredi 18 septembre 2026 sur les ondes de Jawhara FM, le député a expliqué que l’État avait déployé des efforts importants pour préserver la stabilité des prix des hydrocarbures sur le marché local. Cette politique aurait toutefois entraîné l’accumulation d’impayés envers plusieurs fournisseurs et établissements publics, notamment la STEG.
3,5 milliards de dinars de déficit pour la STEG
Selon Maher Kettari, le déficit global de la STEG s’élève à environ 3,5 milliards de dinars. Sur ce montant, seuls 500 millions de dinars correspondent à des dettes dues par les citoyens, tandis que le reste des créances concerne des institutions de l’État et des structures publiques.
Le président de la commission des finances a expliqué que l’accumulation des dettes résultait notamment de l’imbrication des engagements financiers entre les différents établissements publics et ministères.
Le rapport d’exécution budgétaire toujours attendu
Sur un autre dossier, Maher Kettari a indiqué que le ministère des Finances n’avait toujours pas transmis à la commission parlementaire le rapport sur l’exécution du budget de l’État au cours des six premiers mois de l’année 2026.
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Le député a estimé que ce retard contrevenait aux dispositions légales prévoyant la présentation du rapport avant la fin du mois de juillet. Il a également précisé que la commission attendait les propositions relatives au projet de budget pour l’année prochaine, dont la date limite de présentation est fixée au 15 octobre.
Selon lui, l’élaboration du prochain budget nécessite une évaluation complète des réalisations et de l’exécution budgétaire de l’année en cours.