Après les fortes pluies qui ont provoqué des accumulations d’eau dans plusieurs quartiers, la Municipalité de Tunis a trouvé une explication qui a le mérite de la simplicité : les citoyens jettent des déchets, de la terre et des gravats dans les avaloirs.
Dans un communiqué publié vendredi, la municipalité appelle ainsi les habitants à faire preuve de responsabilité et à ne pas transformer les réseaux d’évacuation des eaux pluviales en décharges improvisées.
Plusieurs avaloirs obstrués par des déchets
Un rappel utile, certes. Mais le communiqué rappelle également que les services municipaux ont constaté plusieurs avaloirs obstrués par des déchets et des matériaux de construction, alors même que les opérations de curage des réseaux avaient commencé dès juillet.
La scène devient presque pédagogique : la municipalité nettoie les avaloirs, la pluie arrive, les avaloirs sont bouchés, puis la municipalité revient constater qu’ils sont bouchés. Et entre-temps, l’eau, elle, a déjà trouvé son chemin vers les rues et parfois vers les maisons.
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Les équipes municipales ont poursuivi leurs interventions durant la nuit pour surveiller les zones touchées, pomper les eaux infiltrées dans certaines habitations et déboucher plusieurs réseaux.
La Municipalité insiste surtout sur la « responsabilité partagée ». Une formule pratique qui permet de mettre tout le monde autour de la même table, même lorsque l’eau est déjà autour des maisons.
Juillet, on cure. Septembre, on constate
Bien entendu, jeter des gravats dans un avaloir n’est ni normal ni acceptable. Mais lorsqu’une municipalité annonce des opérations de curage plusieurs semaines avant les pluies, la question de l’entretien, du contrôle et du suivi des réseaux reste forcément posée.
Pour l’instant, les avaloirs continuent donc de jouer leur rôle dans cette étrange mécanique : les citoyens les bouchent parfois, la municipalité les débouche, la pluie les met à l’épreuve… et les communiqués viennent ensuite expliquer pourquoi l’eau n’a pas pris la bonne direction.