La Tunisie a fermement condamné les attaques ayant ciblé plusieurs villes d’Arabie saoudite, dénonçant une menace contre la sécurité et la stabilité du Royaume ainsi qu’une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Dans un communiqué publié jeudi 17 septembre 2026, le ministère tunisien des Affaires étrangères a exprimé sa solidarité avec Riyad et réaffirmé son soutien à la protection de la sécurité maritime.
Cette condamnation intervient dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, marqué par la reprise des affrontements entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran. Le 17 septembre, les deux camps ont échangé de nouvelles frappes transfrontalières, tandis que les attaques menaçaient davantage la sécurité régionale et les voies maritimes stratégiques.
Une escalade du conflit entre l’Arabie saoudite et les Houthis
Selon des informations rapportées par Reuters, des frappes saoudiennes ont ciblé des zones des provinces yéménites de Hajjah et de Taïz. En Arabie saoudite, les autorités ont annoncé qu’une personne avait été tuée et deux autres blessées par des débris d’un drone intercepté dans la province de Taïf.
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L’escalade intervient alors que les Houthis ont intensifié leurs opérations le long de la mer Rouge et autour du détroit de Bab el-Mandeb, un passage maritime stratégique pour le commerce international. Cette situation fait peser des risques sur la navigation commerciale, les approvisionnements énergétiques et la stabilité économique régionale.
Tunis appelle au dialogue et à la préservation de la stabilité régionale
Dans son communiqué, le ministère tunisien des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à toutes les initiatives susceptibles de préserver la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite, ainsi que la liberté et la sécurité de la navigation maritime.
La diplomatie tunisienne a également renouvelé son appel à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques, tout en mettant en garde contre les actions susceptibles d’aggraver les tensions, d’élargir le conflit et de fragiliser davantage la paix et la sécurité dans la région.
Cette position s’inscrit dans le contexte d’une détérioration de la situation sécuritaire au Yémen et de ses répercussions sur les équilibres régionaux et les routes maritimes internationales.