La grève prévue les 23 et 24 septembre dans le secteur du transport des hydrocarbures reste maintenue à ce stade, selon le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Salouene Smiri. Une réunion entre les parties concernées est prévue mardi pour tenter de parvenir à un accord.
Le mouvement reste maintenu
Intervenant mardi 22 septembre sur Mosaïque FM, Salouene Smiri a indiqué que le mouvement de grève prévu mercredi et jeudi était toujours maintenu et qu’il était, selon lui, légal.
Le secrétaire général adjoint de l’UGTT a précisé que le préavis avait été déposé près d’un mois auparavant et transmis aux différentes parties concernées, notamment à la Chambre nationale du transport des matières dangereuses, ainsi qu’aux ministères des Affaires sociales et du Transport et à l’Inspection générale du travail.
Selon lui, un accusé de réception avait également été transmis aux parties concernées.
Les revendications portent sur la couverture sociale
Le principal point de désaccord concerne, selon Salouene Smiri, la régularisation des droits des travailleurs auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ainsi que le retard dans le versement de certaines indemnités convenues.
Le responsable syndical a également indiqué que le deuxième versement au titre des crédits de couverture sociale pour l’année 2022 avait été effectué la semaine dernière.
De son côté, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et des produits chimiques, Slim Sehimi, avait indiqué lundi que des crédits avaient été mobilisés pour couvrir les cotisations sociales des travailleurs du secteur, notamment à travers une augmentation de la marge bénéficiaire des entreprises de transport de carburants.
Un désaccord persiste sur la légalité
La question de la légalité du mouvement fait toutefois l’objet d’un désaccord entre les parties.
La Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA ont affirmé lundi n’avoir reçu aucun préavis de grève légal. Elles ont annoncé la mobilisation des entreprises de distribution pétrolière, des sociétés de transport de carburants et des stations-service afin d’assurer l’approvisionnement du marché les 23 et 24 septembre.
Les deux structures patronales considèrent ainsi que tout arrêt de travail ou toute entrave à la circulation des camions-citernes serait illégal.
Une réunion pour tenter d’éviter la grève
Une réunion entre les syndicats concernés est prévue mardi afin d’examiner les conditions permettant de mettre fin au mouvement.
Salouene Smiri a indiqué que les syndicats étaient disposés à annuler la grève en cas d’accord permettant de préserver les équilibres financiers des entreprises tout en garantissant les droits des travailleurs.
À la veille du mouvement annoncé, l’issue des discussions doit donc déterminer si la grève des transporteurs de carburants sera effectivement déclenchée les 23 et 24 septembre.
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