Les entreprises de transport des hydrocarbures affirment qu’elles maintiendront leur activité les 23 et 24 septembre, malgré le mouvement de grève annoncé dans le secteur. Dans un communiqué, la Chambre nationale du transport des matières dangereuses et la Fédération nationale du transport, relevant de l’UTICA, assurent vouloir garantir l’approvisionnement des stations-service et limiter les perturbations pour les citoyens et l’économie.
La Chambre nationale du transport des matières dangereuses affirme que les entreprises du secteur respectent les obligations légales en matière de couverture sociale, de déclaration des travailleurs et de sécurité professionnelle. Concernant les retards de paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), elle précise que les difficultés financières ont concerné deux entreprises, dont les situations auraient depuis été régularisées.
Des divergences sur la couverture sociale et les accords salariaux
L’organisation patronale estime que ces problèmes ne justifient pas un mouvement susceptible de perturber l’approvisionnement du marché et les déplacements des citoyens.
Le communiqué revient également sur le procès-verbal du 2 mai 2019, dont les représentants des entreprises contestent la remise en application. Selon eux, cet accord aurait été annulé depuis plusieurs années et dépassé par les accords généraux portant sur les augmentations salariales pour la période 2022-2024.
La Chambre affirme par ailleurs que les entreprises ont appliqué les augmentations légales prévues pour 2018-2019, celles de la période 2022-2024 ainsi que les hausses fixées par les textes présidentiels du 30 avril 2026 pour la période 2026-2028.
Une grève toujours maintenue à deux jours de son échéance
La Chambre indique que les révisions des tarifs de transport décidées par l’État dans le cadre du mécanisme d’ajustement géographique ont été intégralement affectées au financement des augmentations salariales et de la hausse des coûts des carburants. Elle estime toutefois que ces révisions restent insuffisantes pour couvrir les charges d’exploitation et les revendications du secteur.
Sur le plan juridique, l’organisation patronale affirme ne pas avoir reçu de préavis de grève conforme aux dispositions de l’article 376 et suivants du Code du travail. Elle considère ainsi que tout arrêt de travail ou blocage de la circulation des camions serait illégal.
Cette position intervient alors que l’UGTT a confirmé, le 21 septembre, le maintien de la grève prévue les 23 et 24 septembre 2026, dans l’attente d’une séance de conciliation que le ministère des Affaires sociales devrait convoquer. Le syndicat affirme que plusieurs dossiers restent en suspens, notamment l’application des engagements liés à l’accord de mai 2019.
Lire aussi : Carburants : A J-2, la grève des transporteurs reste maintenue, une conciliation attendue
À ce stade, les entreprises de distribution pétrolière, les transporteurs et les stations-service affirment être mobilisés pour assurer la continuité de l’approvisionnement durant les deux journées annoncées. La Chambre assure enfin que le dialogue social se poursuit au sein des entreprises afin de trouver des solutions aux difficultés soulevées.
L’issue du conflit dépendra des éventuelles négociations et de la séance de conciliation avant le début de la grève.