La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a prononcé, jeudi, des peines de six ans de prison contre les hommes d’affaires Nejib Ismail, Adel Jenayeh et Fethi Jenayeh, ainsi que deux agents des douanes, dans une affaire liée à des soupçons de corruption administrative et d’infractions douanières.
Le tribunal a également infligé à Nejib Ismail une amende dépassant les 300 millions de dinars, tandis que les deux douaniers condamnés devront s’acquitter d’amendes dépassant le million de dinars. Cette décision intervient dans le cadre d’un dossier portant sur des accusations d’abus de fonction, d’obtention d’avantages indus et d’atteinte aux intérêts de l’administration.
Des accusations de corruption et d’abus de pouvoir
Selon les éléments retenus par la justice, les accusés étaient poursuivis pour des faits liés à « l’exploitation par un agent public de sa qualité afin d’obtenir des avantages injustifiés pour lui-même ou pour autrui », ainsi que pour violation des procédures administratives et participation à des pratiques portant préjudice à l’administration.
L’affaire concerne également des infractions douanières et des soupçons de facilitation illégale ayant permis des avantages financiers considérables, dans un dossier suivi depuis plusieurs années par les autorités judiciaires spécialisées dans la lutte contre la corruption financière.
Nejib Ismail déjà condamné dans une autre affaire
Cette nouvelle condamnation vient s’ajouter à une série de lourdes peines déjà prononcées contre Nejib Ismail, condamné auparavant à 27 ans de prison dans une autre affaire judiciaire.
Adel Jenayeh avait également écopé de 30 ans de prison dans un dossier distinct impliquant l’ancien premier président de la Cour de cassation, Taieb Rached.
Selon les accusations portées dans cette affaire, Taieb Rached aurait perçu un pot-de-vin estimé à six millions de dinars de la part de Nejib Ismail, en échange d’un jugement favorable dans une procédure judiciaire le visant. Les autorités considèrent que cette affaire a porté atteinte aux intérêts de l’État tunisien et au bon fonctionnement de la justice.

