À quelques semaines de l’Aïd al-Adha, les prix des moutons suscitent déjà de vives inquiétudes en Tunisie. Le président de l’Organisation tunisienne pour l’orientation du consommateur, Lotfi Riahi, a estimé ce mardi 12 mai 2026 que les prix des sacrifices sont devenus « très coûteux » pour les familles tunisiennes.
Invité sur les ondes de la radio nationale, il a indiqué que les moutons de 40 kilogrammes sont proposés autour de 1100 dinars selon les prix de référence, tandis que ceux de 70 kilogrammes dépassent les 1700 dinars.
Entre les mains des intermédiaires
Selon lui, les bêtes destinées à l’Aïd se trouvent actuellement entre les mains des intermédiaires, appelés communément « gassara », et non directement chez les éleveurs. Il considère que ces intermédiaires fixent les prix non pas en fonction du coût réel des moutons, mais en se basant sur les prix de la viande rouge pratiqués par les bouchers.
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Lotfi Riahi a également souligné une contradiction sur le marché cette année : malgré la baisse des prix des aliments pour bétail par rapport aux années précédentes, les prix des moutons continuent d’augmenter.
De son côté, le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait a annoncé avoir fixé des prix de référence dans les points de vente organisés, en coordination avec les services relevant du ministère de l’Agriculture.
Tarifs proposés
- 27 dinars le kilogramme vif pour les moutons de moins de 45 kg ;
- 25,8 dinars le kilogramme vif pour les moutons entre 45 et 65 kg ;
- 23,8 dinars le kilogramme vif pour les moutons de plus de 65 kg.
Malgré ces prix de référence, de nombreux consommateurs craignent une flambée des tarifs sur les marchés parallèles, dans un contexte marqué par l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse continue du coût de la vie.