La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a décidé, mardi 12 mai 2026, de reporter à une date ultérieure le procès du secrétaire général du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, ainsi que du militant du parti, Moussaab Ghribi.
L’affaire remonte à l’année 2024, lorsque les agents de la brigade de recherches et d’investigations de la Garde nationale de Tebourba avaient intercepté Ajmi Lourimi à bord d’un véhicule dans la région de Borj El Amri. Il était alors accompagné d’un militant d’Ennahdha faisant l’objet de deux avis de recherche émis par le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme.
Des accusations liées à des affaires terroristes
La chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la cour d’appel de Tunis avait auparavant décidé de renvoyer Ajmi Lourimi et Moussaab Ghribi devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis pour y être jugés.
Ajmi Lourimi est poursuivi pour « abstention de signaler aux autorités compétentes des informations relatives à une infraction terroriste ».
De son côté, Moussaab Ghribi est accusé d’« hébergement d’une personne liée à des crimes terroristes, dissimulation et facilitation de sa fuite afin d’empêcher son identification et son arrestation ».
La demande de remise en liberté déposée au profit de Moussaab Ghribi avait été rejetée par la justice.