À l’approche de l’Aïd al-Adha, le Mufti de la République, Hichem Ben Mahmoud, a tenu à adresser un message de réconfort aux citoyens tunisiens, confrontés pour certains à des difficultés économiques. S’exprimant sur les ondes de Mosaïque FM, ce mardi 5 mai 2026, il a insisté sur la dimension de clémence et de facilité qui caractérise les prescriptions de l’islam.
Le responsable religieux a rappelé que le sacrifice rituel, bien qu’il constitue une pratique hautement symbolique et spirituelle, n’est pas une obligation absolue dans toutes les situations. Il a souligné que la condition essentielle demeure la capacité financière réelle. En d’autres termes, l’accomplissement de ce rite est lié à la notion d’aisance et non à une contrainte pesant sur les ménages.
Le principe de facilité et d’absence de charge excessive
Selon lui, toute personne qui ne dispose pas des moyens suffisants pour acheter un animal de sacrifice n’encourt aucune faute religieuse. L’absence d’accomplissement du rite dans ce cas est pleinement admise par la jurisprudence islamique, qui repose sur le principe de facilité et d’absence de charge excessive.
Dans son intervention, il a également cherché à ancrer ce principe dans la culture populaire tunisienne en rappelant un proverbe local exprimant l’idée d’adaptation à ses moyens et de gestion réaliste des ressources disponibles. L’idée centrale étant qu’il n’est pas requis de se mettre en difficulté ou de recourir à l’endettement pour accomplir le sacrifice.
La religion n’impose pas de contraintes dépassant les capacités
Le Mufti a insisté sur le fait que la religion n’impose pas de contraintes dépassant les capacités des fidèles, surtout dans un contexte marqué par des tensions économiques pour une partie des familles. Il a ainsi appelé à éviter toute pression sociale pouvant pousser certains à s’engager dans des dépenses qu’ils ne peuvent assumer.
Ce message intervient dans un contexte où les prix des animaux de sacrifice connaissent traditionnellement des hausses à l’approche de l’Aïd, rendant la pratique plus difficile pour les ménages à revenus modestes.
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