La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la peine de six ans de prison prononcée en première instance contre Halima Ben Ali. Cette décision prononcée par contumace s’inscrit dans le cadre d’une affaire de corruption financière et administrative impliquant la fille de l’ancien chef de l’État Zine El Abidine Ben Ali.
Une condamnation confirmée en appel
La juridiction a validé le jugement initial, consacrant ainsi la culpabilité de Halima Ben Ali dans des faits liés à des infractions financières et administratives. Cette décision vient clore, sur le plan judiciaire tunisien, une procédure suivie de près en raison de l’identité de l’accusée et du contexte politique.
Bien que condamnée, Halima Ben Ali ne purgera pas sa peine, la justice française ayant rejeté la demande d’extradition formulée par les autorités tunisiennes. Ces dernières poursuivaient la condamnée pour plusieurs infractions financières.
Une interpellation en France en 2025
Halima Ben Ali avait été interpellée à l’automne 2025 dans un aéroport parisien, dans le cadre de cette affaire. Cette arrestation avait relancé le dossier, avant que la justice française ne refuse son transfert vers la Tunisie.
Cette confirmation de peine intervient dans un contexte de poursuites continues visant des figures liées à l’ancien régime, sur fond de lutte contre la corruption et de récupération des avoirs.