Les prix des locations des maisons de vacances suscitent de plus en plus d’inquiétudes en Tunisie. Le président de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (OTDC), Lotfi Riahi, a dénoncé mardi 7 juillet 2026 la hausse importante des tarifs, estimant que le coût d’une semaine de vacances représente désormais une charge financière considérable pour de nombreuses familles.
Invité sur les ondes de la Radio nationale, Lotfi Riahi a indiqué que le prix d’une semaine de location peut dépasser 50 % du revenu mensuel de certaines familles tunisiennes, particulièrement durant les périodes de forte affluence estivale.
Absence d’un cadre réglementaire
Selon lui, cette hausse s’explique notamment par l’absence d’un cadre réglementaire clair régissant ce type de location. Il a déploré l’absence d’un plafond de référence des prix, d’un cahier des charges spécifique ainsi que le manque de transparence dans certaines annonces, où les tarifs réels ne seraient pas toujours clairement affichés. Il a également évoqué le problème des avances exigées aux clients sans garanties suffisantes.
Le président de l’OTDC a appelé à une meilleure organisation du secteur à travers la mise en place d’un cahier des charges et d’un mécanisme d’encadrement des prix afin de protéger les consommateurs.
Lire aussi : Locations estivales : Hammamet, Kélibia, Mahdia… jusqu’à 400 dinars la nuitée pour un appartement !
Il a également souligné les difficultés liées au contrôle de ce marché, marqué par la progression de l’activité informelle, qui entraîne selon lui une perte de recettes fiscales pour l’État. Il a par ailleurs alerté sur l’impact du développement des locations touristiques sur le marché immobilier, avec la transformation de logements destinés initialement à la location annuelle en locations de courte durée, accentuant ainsi la pression sur l’offre et la demande.
Tourisme social
Par ailleurs, Lotfi Riahi a rappelé que l’organisation avait proposé à plusieurs reprises la mise en place d’une forme de tourisme social destiné aux enfants et aux jeunes durant la période estivale, en exploitant notamment les internats et les restaurants scolaires et universitaires pour organiser des activités adaptées.
Dans le même contexte, il a évoqué une initiative législative visant à consacrer le droit des Tunisiens au tourisme intérieur, à travers notamment une réduction des tarifs dans les hôtels au profit de la classe moyenne et des familles à revenus limités.

