Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) constituent l’une des principales sources de devises du pays. Mais au-delà de leur rôle dans le soutien à la consommation des ménages, les autorités souhaitent désormais en faire un véritable levier de développement économique. C’est dans cette optique que la directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Najia Gharbi, a plaidé pour la mise en place de mécanismes financiers innovants permettant d’orienter davantage ces flux vers des investissements à forte valeur ajoutée.
Intervenant mercredi à Tunis lors des Journées régionales des Tunisiens résidant à l’étranger, organisées par l’Office des Tunisiens à l’étranger (OTE), la responsable a estimé qu’il était essentiel de transformer ces transferts financiers en moteurs de développement durable, capables de créer des emplois et de générer un impact économique dans les différentes régions du pays.
Mise en place d’une offre financière plus adaptée
Selon elle, cette évolution passe par la mise en place d’une offre financière plus adaptée aux attentes de la diaspora, reposant sur des solutions d’investissement transparentes, sécurisées et accessibles, ainsi que sur une meilleure coordination entre les acteurs publics et privés.
La directrice générale de la CDC a rappelé que l’institution joue un rôle d’investisseur public chargé de mobiliser les ressources au service du développement durable et de la réduction des disparités régionales. Elle a notamment mis en avant le programme « Watani », développé en partenariat avec l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France.
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Ce programme vise à renforcer la contribution des Tunisiens établis à l’étranger au développement local en facilitant leur accès à l’information, en accompagnant les porteurs de projets et en soutenant des initiatives entrepreneuriales à fort impact.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à mieux valoriser le potentiel économique de la diaspora tunisienne. Chaque année, les transferts des TRE représentent plusieurs milliards de dinars et constituent l’une des premières sources de recettes en devises du pays, devant plusieurs secteurs exportateurs. Les autorités cherchent désormais à accroître la part de ces ressources consacrée à l’investissement productif, notamment dans les régions de l’intérieur, afin de soutenir la création d’entreprises et le développement territorial.
Quatre rencontres régionales
Les déclarations de Najia Gharbi sont intervenues dans le cadre d’une série de quatre rencontres régionales consacrées à l’investissement des Tunisiens résidant à l’étranger. Après une première étape à Tataouine le 23 juillet, puis une rencontre organisée à Tunis le 29 juillet, le programme se poursuivra à Bizerte le 4 août avant de s’achever à Kairouan le 6 août 2026.
À travers ces rencontres, l’Office des Tunisiens à l’étranger entend encourager les membres de la diaspora à concrétiser leurs projets d’investissement dans les différentes régions du pays, avec l’objectif de favoriser une croissance plus équilibrée et un développement économique durable.