Les délestages répétés enregistrés ces dernières semaines ont lourdement affecté le secteur de la restauration. Selon la Chambre nationale des restaurateurs relevant de l’UTICA, près de 70% des établissements ont subi des pertes liées à la détérioration des stocks alimentaires et aux dommages causés aux équipements, tandis que les professionnels réclament des mesures de protection et un accompagnement de l’État.
Des pertes qui fragilisent davantage les restaurants
Les coupures successives d’électricité ont entraîné des pertes importantes pour les restaurateurs, notamment au niveau des produits alimentaires nécessitant une conservation continue ainsi que des équipements électriques.
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Islem Chaâbane, président de la Chambre nationale des restaurateurs, a indiqué aujourd’hui sur les ondes de Mosaique fm que les professionnels concernés collectent actuellement les justificatifs nécessaires pour évaluer précisément l’ampleur des dégâts.
Des solutions préventives réclamées face aux délestages
Au-delà des indemnisations, les restaurateurs appellent à des mesures permettant de mieux protéger leurs activités contre les interruptions électriques. Parmi les propositions avancées figurent la facilitation de l’accès aux batteries de secours, aux générateurs et aux équipements solaires, ainsi qu’une réduction des taxes appliquées aux panneaux photovoltaïques importés.
Les professionnels estiment que la crise électrique intervient dans un contexte déjà difficile pour la restauration, marqué par le manque de main-d’œuvre et des contraintes économiques persistantes.
La Chambre nationale des restaurateurs plaide également pour une révision du système des chèques-repas, accusé de générer des pertes importantes lorsqu’ils sont utilisés dans les grandes surfaces plutôt que dans les restaurants.
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