Le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier a décidé, ce vendredi 11 septembre 2026, de prolonger de quatre mois la détention préventive des quatre personnes encore détenues dans l’affaire dite de la « Flottille de la résilience », selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse.
Sept membres de l’instance dirigeante initialement incarcérés
L’affaire avait pris une nouvelle tournure le 16 mars 2026, lorsque le juge d’instruction avait émis des mandats de dépôt à l’encontre de sept membres de l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie : Wael Nawar, Jawaher Channa, Mohamed Amine Bel Nour, Nabil Chernoufi, Sana Msahli, Ghassan Hanchiri et Ghassan Boughediri.
Selon la même source, les poursuites portent notamment sur des soupçons de falsification, de détention et d’utilisation de documents falsifiés, d’escroquerie, d’abus de confiance aggravé, ainsi que d’utilisation de documents, livres et registres comptables falsifiés. Les investigations portent également sur des soupçons de blanchiment d’argent commis dans le cadre d’une entente, avec exploitation des facilités liées aux fonctions ou aux activités professionnelles et sociales des personnes concernées.
Une enquête ouverte sur des flux financiers suspects
L’enquête judiciaire avait été déclenchée le 6 mars 2026. Le parquet du Pôle judiciaire économique et financier avait alors autorisé la brigade nationale de recherche dans les crimes financiers complexes de la Garde nationale à ouvrir une enquête concernant des informations relatives à des « flux financiers suspects » perçus par l’instance dirigeante de la Flottille de la résilience en Tunisie.
Les investigations visent notamment à déterminer l’origine de ces fonds, la légalité de leur provenance et leur utilisation présumée à des fins suspectes ou pour des intérêts personnels, ce qui pourrait constituer, selon les éléments de l’enquête, des faits susceptibles de relever de l’escroquerie et du blanchiment d’argent.
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Depuis le début de la procédure, la situation judiciaire de plusieurs personnes mises en cause a toutefois évolué. Le 23 avril dernier, l’instance tunisienne de la résilience et la Flottille maghrébine de la résilience avaient annoncé la libération de l’activiste Jawaher Channa, tout en précisant que le mandat de dépôt visant Ghassan Hanchiri restait en vigueur.
Le 22 mai, le juge d’instruction du Pôle judiciaire économique et financier avait également décidé de maintenir Mohamed Amine Bel Nour, médecin et activiste au sein de la Flottille de la résilience, en état de liberté, à la suite d’une demande de sa défense, selon une déclaration de Rachid Othman, membre de la Commission nationale de défense des activistes de la Flottille de la résilience et du droit palestinien.