Plusieurs militants français ayant participé à une « flottille pour Gaza » ont affirmé avoir subi des violences, des humiliations et des attouchements imposés par les forces israéliennes lors de leur détention après l’interception de leur navire. Ils ont livré ces témoignages à leur arrivée à l’aéroport de Roissy, vendredi, devant la presse.
Selon une dépêche relayée par des médias internationaux et reprise à Paris, ces militants pro-palestiniens affirment avoir été interceptés en Méditerranée avant d’être transférés puis expulsés vers la France après leur passage en détention.
Des témoignages de violences et de traitements dégradants
À leur retour, hier à Paris, plusieurs participants ont décrit des scènes de violences physiques et psychologiques, évoquant des « humiliations » et des « attouchements » subis durant leur détention.
Une militante affirme notamment avoir été soumise à des gestes à caractère sexuel et à des coups, tandis que d’autres parlent de passages à tabac, de conditions de détention difficiles et de traitements qu’ils qualifient de dégradants.
« On nous a fait passer un par un dans un conteneur noir, j’ai subi des attouchements« , a assuré devant la presse Meriem Hadjal, militante française capturée le 18 mai, affirmant, émue, que sur ce bateau les transférant en Israël, un soldat « a commencé à [lui] toucher la poitrine. Ensuite j’ai pris des grosses claques assourdissantes au niveau de la tête, les attouchements ont continué« .
Les témoignages recueillis décrivent également des mises en scène humiliantes, des menottes prolongées et des conditions d’isolement vécues par certains détenus.
Une vidéo qui choque
L’opération d’interception de la flottille, organisée pour tenter de rejoindre Gaza, s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes autour des initiatives maritimes visant à contourner le blocus imposé à la bande de Gaza.
Partis de Turquie, les quelque 430 militants de la « Global Sumud Flotilla » dont huit Tunisiens, voulaient attirer l’attention sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dévastée par plus de deux ans de guerre, en brisant le blocus maritime imposé par l’entité sioniste.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir a diffué, cette semaine, une vidéo montrant des militants européens de la flottille agenouillés, les mains attachées et la tête au sol. Celle-ci a déclenché une vague de critiques internationales.
Jeudi 21 mai 2026, l’Italie a officiellement demandé à l’Union européenne d’imposer des sanctions contre le responsable israélien après la diffusion de ces images montrant des militants de la flottille pour Gaza humiliés après leur arrestation.
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