En quelques mois, les exportations tunisiennes d’huile d’olive conditionnée ont déjà dépassé le volume réalisé sur toute la campagne précédente. Avec 55.000 tonnes exportées et 82 marchés desservis, dont sept nouvelles destinations, le conditionnement confirme sa montée en puissance dans la stratégie de valorisation de l’huile tunisienne.
55.000 tonnes contre 42.000 sur toute une campagne
Le chiffre donne la mesure du changement. Depuis le début de la campagne en cours, la Tunisie a exporté environ 55.000 tonnes d’huile d’olive conditionnée, selon le PDG de l’Office national de l’huile (ONH), cité par La Presse. Lors de la campagne précédente, les exportations d’huile d’olive conditionnée avaient atteint 42.000 tonnes sur l’ensemble de la période.
Le volume enregistré cette année dépasse donc déjà de 13.000 tonnes, soit près de 31%, le niveau de toute la campagne précédente. L’ONH vise désormais 60.000 tonnes d’ici la fin de la campagne.
Cette progression ne constitue pas seulement une hausse des volumes. Elle traduit aussi la volonté de faire évoluer la structure des exportations tunisiennes, traditionnellement fortement orientées vers l’huile d’olive en vrac.
Sept nouveaux marchés
L’autre indicateur à surveiller est celui des débouchés. L’huile d’olive tunisienne conditionnée est désormais présente sur 82 marchés, avec sept nouvelles destinations intégrées depuis le début de la campagne. Parmi elles figure Taïwan, qui vient élargir la présence tunisienne sur les marchés asiatiques.
Cette diversification réduit mécaniquement la dépendance à un nombre limité de destinations et offre surtout aux opérateurs tunisiens davantage de possibilités pour commercialiser leur huile sous forme de produit fini.
Le passage du vrac au conditionné reste toutefois difficile à mesurer uniquement à partir des tonnages. Le véritable enjeu économique réside dans la valeur obtenue par litre exporté.
Le volume progresse, la valeur reste à mesurer
Les chiffres communiqués par l’ONH confirment une progression spectaculaire des volumes conditionnés, mais ils ne permettent pas encore de mesurer précisément le supplément de valeur capté par la Tunisie.
Pour apprécier ce changement de modèle, plusieurs indicateurs seront déterminants : recettes moyennes par litre, principaux marchés en valeur, marques tunisiennes les plus présentes et part du conditionné dans l’ensemble des exportations d’huile d’olive.
Ces données permettront notamment de déterminer si la progression du conditionné se traduit par une amélioration significative de la valeur unitaire des exportations, au-delà de la seule hausse des volumes.
À ce stade, le signal est néanmoins clair : 55.000 tonnes déjà exportées, contre 42.000 tonnes sur toute la campagne précédente, un objectif de 60.000 tonnes et 82 marchés desservis. Le conditionné n’est plus seulement un axe de diversification : il prend une place croissante dans la présence de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.
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