Le gouverneur de Bizerte, Salem Ben Yaâkoub, a affiché une position ferme sur l’occupation des plages lors d’une visite de travail à Rafraf, dans la délégation de Ras Jebel. Il a rappelé que le littoral reste un espace public prioritairement destiné aux citoyens et que toute installation illégale ou non autorisée fera l’objet de sanctions immédiates. Une orientation qui vise à encadrer la saison estivale et à renforcer la protection du domaine public maritime.
Le littoral « appartient d’abord aux citoyens »
Sur le terrain, à Rafraf, le gouverneur a insisté sur un principe central : les plages du gouvernorat de Bizerte sont avant tout des espaces publics accessibles à tous. Il a rappelé que les installations saisonnières sur le littoral ne constituent en aucun cas un droit acquis, mais une exception strictement encadrée par la loi.
Toute occupation dépassant les surfaces autorisées ou dépourvue de titre légal sera désormais sanctionnée sans délai, selon les autorités locales.
Renforcement des contrôles et appel à la mobilisation
Le gouverneur a assuré que les dispositifs de contrôle sont pleinement opérationnels afin de garantir une saison estivale ordonnée et sécurisée.
Il a également lancé un appel aux organisations de la société civile et aux médias pour accompagner l’action des autorités à travers des campagnes de sensibilisation et de responsabilisation.
L’objectif affiché est de préserver la vocation publique des plages tout en améliorant les conditions d’accueil des estivants.
L’APAL durcit également le ton
Dans la même dynamique, le directeur général de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), Mehdi Belhadj, a réaffirmé la priorité absolue accordée aux citoyens sur le domaine public maritime, sans aucune dérogation informelle.
Une coordination renforcée est en cours avec les services du ministère de l’Intérieur et les autorités régionales afin de faire appliquer strictement les règles sur le terrain.
Des projets d’aménagement à Rafraf
La visite a également été l’occasion de faire le point sur plusieurs projets structurants dans la région.
Parmi eux, le réaménagement de la digue de protection de la corniche de Rafraf, estimé à 2,1 millions de dinars, prévoit notamment la réutilisation de matériaux existants, la consolidation de l’ouvrage maritime, la création de six rampes d’accès à la mer et l’aménagement des espaces piétons adjacents.
Un projet qui s’inscrit dans une logique de valorisation du littoral tout en renforçant sa protection contre les risques d’érosion.
Lire aussi :