La crise des coupures d’électricité et d’eau continue de provoquer de vives réactions sur la scène politique. Le député de la coalition « Li Yantassir Echâab » (Que le peuple triomphe), Ali Zaghdoud, a annoncé qu’un groupe de parlementaires a entamé la préparation d’une motion de censure contre le gouvernement, estimant que l’exécutif a failli dans la gestion de cette crise.
Dans une déclaration relayée ce lundi, le député a dénoncé la manière dont le gouvernement a traité les interruptions répétées de l’alimentation en électricité et en eau, qui touchent plusieurs régions du pays depuis plusieurs semaines, dans un contexte de fortes chaleurs.
« Aucun véritable contact avec les citoyens »
Selon Ali Zaghdoud, l’exécutif n’a assuré « aucun véritable contact avec les citoyens » et n’a fourni ni explications détaillées ni solutions concrètes pour faire face à la situation. Il a estimé que le gouvernement « ne dispose pas de réponses réelles » aux difficultés actuelles et a appelé à son départ afin de laisser place à une équipe capable de « dire la vérité aux Tunisiens » et de leur adresser des messages de confiance.
Une annonce après une séance parlementaire marquée par l’absence du gouvernement
Cette déclaration intervient quelques heures après la tenue, ce lundi matin, d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), consacrée aux conséquences des coupures d’électricité et d’eau dans plusieurs régions du pays.
Or, cette séance s’est déroulée en l’absence de représentants du gouvernement, malgré son inscription comme séance de dialogue avec l’exécutif. Plusieurs députés ont vivement critiqué cette absence, estimant qu’elle prive les élus des explications attendues sur les causes de la crise et sur les mesures envisagées pour y remédier.
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Le président de l’ARP, Ibrahim Bouderbala, a indiqué que cette réunion visait à examiner les difficultés rencontrées par les citoyens et à réfléchir aux réformes nécessaires pour améliorer les infrastructures de distribution d’électricité et d’eau.
Une pression parlementaire croissante
La séance de ce lundi faisait suite à une demande d’interpellation urgente déposée par 29 députés, qui réclamaient un débat sur les délestages électriques et leurs conséquences sur l’approvisionnement en eau, les activités économiques et les services publics.
L’annonce d’une éventuelle motion de censure marque une nouvelle étape dans la pression exercée par une partie des députés sur le gouvernement. À ce stade, aucun détail n’a été communiqué sur le nombre de signataires ayant rejoint cette initiative, ni sur la date éventuelle de son dépôt officiel au Parlement.