Le gouvernement fixe le cap de son nouveau plan de développement 2026-2030 avec un objectif de croissance économique de 4,2% à prix constants. Présenté devant les députés par le ministre de l’Économie et de la Planification, ce programme ambitionne également de réduire la pauvreté, de renforcer les énergies renouvelables et d’améliorer les indicateurs de développement humain et régional.
Une feuille de route économique axée sur la croissance et le développement
Le plan de développement 2026-2030 vise à porter le taux de croissance économique à environ 4,2% à prix constants d’ici la fin de la période. Cette ambition a été présentée mardi par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors d’une séance d’audition conjointe des commissions permanentes de l’Assemblée des représentants du peuple.
Au-delà de la croissance, le gouvernement entend ramener le taux de pauvreté à moins de 15% et hisser l’indice de développement humain (IDH) au niveau des pays classés dans la catégorie du très haut développement humain. Le plan prévoit également de porter l’indice de développement régional à 0,6 d’ici 2030, tout en réduisant les écarts entre les gouvernorats.
Moderniser l’économie et accélérer la transition énergétique
Le ministre a expliqué que cette stratégie repose sur plusieurs axes prioritaires, parmi lesquels figurent la modernisation du tissu économique, le développement des infrastructures, le renforcement de la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la protection de l’environnement ainsi que l’amélioration de l’efficacité des services publics et du cadre institutionnel.
Dans le domaine énergétique, le plan fixe plusieurs objectifs, dont une part de 35% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2030. Il prévoit également une réduction de 30% de la consommation nationale d’énergie primaire grâce à une meilleure efficacité énergétique, la modernisation des réseaux électriques et une augmentation du taux d’exploitation des eaux usées.
Le plan de développement prévoit également la mise en place d’un système de gestion des affaires publiques plus performant et plus flexible afin de soutenir la croissance économique, d’améliorer les services rendus aux citoyens et de renforcer l’environnement des affaires.
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