Plus d’une centaine de voitures appartenant à des Tunisiens résidant au Qatar sont actuellement bloquées au port de Radès, alors que leurs propriétaires affirment avoir accompli toutes les procédures administratives et payé l’intégralité des frais liés à leur expédition.
Le blocage serait lié à un différend financier opposant une société de transport qatarie, détenue par un Tunisien, à une société saoudienne ayant participé à l’acheminement des véhicules. Les propriétaires des voitures dénoncent le fait d’être impliqués dans un litige commercial auquel ils affirment être totalement étrangers.
Intervenant ce lundi 10 août 2026 sur les ondes de Mosaique FM, Mohamed Hamza, propriétaire de l’un des véhicules concernés, a indiqué que le nombre de voitures bloquées dépasse les 100. Ces véhicules ont été importés dans le cadre du régime de privilège fiscal accordé aux Tunisiens résidant à l’étranger (FCR).
Selon son témoignage, les propriétaires avaient conclu des contrats avec une société de transport enregistrée au Qatar et lui avaient réglé la totalité des frais. Les véhicules ont ensuite été expédiés il y a environ quatre mois.
Un itinéraire perturbé par la situation dans le détroit d’Ormuz
Les voitures ont été acheminées depuis le Qatar, en passant notamment par l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Italie, avant d’arriver au port de Radès. Le changement d’itinéraire serait intervenu en raison de la situation dans le détroit d’Ormuz.
Après environ quatre mois d’attente, les propriétaires ont pu suivre en ligne le parcours de leurs véhicules jusqu’à leur arrivée en Tunisie, il y a près de deux semaines. Les voitures ont alors été transférées vers les espaces de stockage du port de Radès.
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Mais au moment de récupérer leurs véhicules, les propriétaires ont découvert qu’ils étaient bloqués.
Mohamed Hamza affirme avoir tenté de contacter le responsable de la société qatarie afin d’obtenir la sortie des voitures, sans succès. Son téléphone était éteint et les employés de l’entreprise auraient également été dans l’impossibilité de le joindre.
En se rapprochant des services concernés au port, il aurait été informé de la présence de son véhicule, mais également de son blocage à la demande de la société saoudienne. Cette dernière réclamerait le paiement de sommes dues par la société qatarie au titre des opérations de transport.
Un conflit entre entreprises qui pénalise les clients
D’après les informations communiquées aux propriétaires, la société saoudienne aurait assuré une partie de l’opération de transport, en coordination avec l’entreprise propriétaire du navire, mais n’aurait pas reçu les montants qui lui seraient dus par son partenaire qatari.
Une situation que les propriétaires des véhicules contestent vivement, estimant avoir rempli toutes leurs obligations en payant les frais convenus avec la société qatarie.
« Pourquoi les clients devraient-ils supporter les conséquences d’un différend financier entre deux sociétés ? », s’interrogent les personnes concernées.
Les propriétaires demandent ainsi aux entreprises impliquées de régler leur différend commercial sans faire peser ses conséquences sur des clients qui affirment avoir payé leurs prestations et accompli les formalités nécessaires.
La situation serait également suivie au Qatar. Selon Mohamed Hamza, les autorités qataries auraient pris des mesures dans le cadre de cette affaire et plusieurs employés de la société auraient été interpellés. Le propriétaire de l’entreprise serait, selon son témoignage, toujours introuvable.
Les propriétaires des véhicules bloqués demandent désormais des clarifications aux parties concernées et aux autorités tunisiennes afin de connaître le statut juridique de leurs voitures et de pouvoir les récupérer.
Le dossier concerne potentiellement plus de 100 véhicules importés dans le cadre du FCR, dont les propriétaires se retrouvent aujourd’hui dans l’attente d’une solution, alors qu’ils affirment avoir déjà réglé l’ensemble des frais liés à leur expédition.