La STEG a multiplié les interventions pour rétablir l’électricité durant la vague de chaleur qui a frappé la Tunisie. Mais malgré cette mobilisation exceptionnelle, la grogne des citoyens face aux coupures reste entière, particulièrement en pleine période estivale.
Les équipes techniques de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz ont effectué pas moins de 18.294 interventions à travers les différentes régions du pays entre le 18 et le 24 juillet 2026, selon les données communiquées par l’entreprise.
Un contexte particulièrement difficile
Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement difficile pour le réseau électrique national. La forte hausse des températures a entraîné une explosion de la demande en électricité, notamment en raison du recours massif à la climatisation tout au long de la journée.
Face à la pression exercée sur le réseau, la STEG a été contrainte de procéder à des coupures volontaires dans plusieurs zones afin d’alléger les charges et d’éviter une déstabilisation plus importante du système électrique.
Sur le terrain, les équipes de la STEG ont ainsi été mobilisées pratiquement sans interruption pour intervenir sur les pannes, assurer la maintenance des équipements et rétablir l’alimentation électrique dans les zones touchées.
Ces chiffres témoignent de l’ampleur de la pression exercée sur la compagnie. Ils illustrent également les nouvelles difficultés auxquelles est confronté le système électrique tunisien sous l’effet des épisodes de chaleur extrême et de l’augmentation de la consommation.
Ces efforts ne suffisent pas
Mais pour les citoyens, ces efforts ne suffisent pas à effacer le mécontentement. Les coupures, intervenues à différents moments de la journée, ont été particulièrement mal vécues en pleine période de forte chaleur, alors que la climatisation est devenue pour de nombreux foyers une nécessité plutôt qu’un simple confort.
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La STEG a, de son côté, tenté d’expliquer ces interruptions par les contraintes exceptionnelles pesant sur le réseau, tout en présentant ses excuses aux usagers. La mobilisation de ses moyens humains et techniques a permis de limiter, autant que possible, la durée des interruptions et de maintenir la continuité de l’approvisionnement.
Reste que derrière les 18.294 interventions se dessine une équation de plus en plus difficile : une demande électrique qui explose lors des vagues de chaleur, un réseau soumis à une pression croissante et des usagers dont la tolérance aux coupures atteint ses limites.
L’enjeu dépasse donc désormais la seule capacité de la STEG à réparer rapidement les pannes. Il pose plus largement la question de la résilience du système électrique tunisien face à des épisodes climatiques extrêmes appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.