La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce mardi 22 septembre 2026, Nesrine Ben Ali, fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, et son ancien époux Sakher Materi à six ans de prison avec exécution immédiate.
Selon les informations rapportées par Mosaique FM, le jugement a été rendu par contumace. L’affaire porte sur des faits qualifiés de corruption financière, de préjudice causé à l’administration et d’utilisation irrégulière de fonds publics. Un expert-comptable poursuivi dans le même dossier a, pour sa part, été condamné à cinq ans de prison.
Plusieurs condamnations dans les dossiers liés à l’ancien régime
Cette nouvelle condamnation intervient alors que le dossier judiciaire de Nesrine Ben Ali et Sakher El Materi connaît plusieurs développements depuis plusieurs années. En février 2026, la chambre criminelle spécialisée avait examiné le dossier relatif à des soupçons de corruption financière et de détournement de fonds publics avant de reporter l’affaire au 30 mars, dans l’attente de l’issue d’un recours concernant une décision de la chambre d’accusation.
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Les deux condamnés font déjà l’objet d’autres décisions judiciaires dans des affaires liées à la période de l’ancien régime. En février 2025, la même chambre spécialisée avait notamment condamné par contumace Nesrine Ben Ali, Sakher El Materi et Leïla Trabelsi à six ans de prison avec exécution immédiate dans une affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à une commande publique.
Une amende de plus de quatre milliards de dinars
Sakher Materi avait également été condamné dans une autre affaire à dix ans de prison avec exécution immédiate, assortis d’une amende de plus de quatre milliards de dinars, dans un dossier présenté comme portant sur le détournement de fonds publics.
Ces procédures s’inscrivent dans le vaste contentieux judiciaire ouvert après la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, visant notamment des membres de son entourage familial et économique. Les décisions rendues dans ces différents dossiers concernent toutefois des faits et des procédures distincts, qui doivent être distingués les uns des autres.