L’Union européenne a réagi, ce vendredi 4 septembre 2026, à la décision rendue la veille par la Cour de cassation dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État ». Tout en réaffirmant son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie, l’UE fait part de préoccupations concernant certains aspects de la procédure.
L’UE évoque les garanties d’un procès équitable
Dans une déclaration publiée par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), l’Union européenne indique avoir pris acte « avec préoccupation » des verdicts confirmés le 3 septembre par la Cour de cassation.
L’UE estime que certaines interrogations subsistent concernant le plein respect des garanties liées à un procès équitable. Elle rappelle, à cette occasion, l’importance qu’elle accorde au respect des droits de l’Homme, notamment à la liberté d’expression et au droit à un procès équitable, des questions qu’elle indique aborder régulièrement dans ses échanges avec les autorités tunisiennes.
La déclaration européenne intervient au lendemain de la décision de la Cour de cassation concernant les 46 pourvois introduits dans cette affaire. Selon la TAP, 44 ont été rejetés sur le fond et deux sur la forme.
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La question des contacts diplomatiques
Le communiqué européen revient également sur la question des contacts diplomatiques. « L’Union européenne déplore que des contacts avec des diplomates accrédités en Tunisie, y compris européens, aient été utilisés comme motif d’inculpation ou élément à charge. »
Bruxelles appelle également à préserver les conditions permettant au pluralisme et aux voix indépendantes de contribuer au développement du pays.
Le partenariat avec la Tunisie réaffirmé
Parallèlement à ces observations, l’Union européenne réaffirme son engagement en faveur de son partenariat avec la Tunisie et son soutien au peuple tunisien.
La déclaration du SEAE s’inscrit ainsi dans le suivi européen de cette affaire judiciaire, tout en réaffirmant la volonté de l’Union de poursuivre son partenariat avec la Tunisie.