Les informations relayées dans la matinée concernant les circonstances de l’arrestation de l’avocat Ghazi Mrabet ont été confirmées, ce vendredi 4 septembre 2026, par une source judiciaire citée par Mosaïque FM. Celle-ci précise notamment les motifs de la garde à vue et les circonstances de l’interpellation.
Le parquet près le Tribunal de première instance de Tunis a autorisé la sous-direction de lutte contre les stupéfiants, relevant de la police judiciaire, à placer en garde à vue Ghazi Mrabet ainsi qu’un homme faisant l’objet d’un avis de recherche et condamné à 40 ans de prison pour trafic de stupéfiants.
Une importante saisie lors de la perquisition
Selon la même source judiciaire, les interpellations sont intervenues à la suite de la perquisition du domicile de l’homme recherché.
Les forces de sécurité y ont saisi plus de 8 kg de cocaïne, 4 kg de cannabis ainsi qu’une somme de 394.000 dinars.
La source judiciaire citée indique que Ghazi Mrabet se trouvait en compagnie de cet homme au moment de l’intervention. Elle affirme également que l’avocat aurait tenté d’entraver l’intervention des unités de sécurité afin de permettre à l’homme recherché de prendre la fuite.
Les deux hommes ont finalement été interpellés. Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes de l’affaire et les éventuelles responsabilités.
Des avocats rappellent les prérogatives de la profession
Parallèlement, plusieurs avocats ont réagi sur les réseaux sociaux en rappelant les dispositions de l’article 2 du décret-loi n°2011-79 du 20 août 2011 organisant la profession d’avocat.
Ce texte prévoit notamment que l’avocat peut se déplacer hors de son cabinet lorsque l’accomplissement de ses missions professionnelles l’exige.
Les avocats ayant relayé cette disposition soulignent ainsi que la présence d’un avocat au domicile d’un client peut s’inscrire dans l’exercice de sa mission professionnelle.
Ce rappel intervient alors que la source judiciaire citée affirme que Ghazi Mrabet aurait tenté d’entraver l’intervention des forces de sécurité. Cette allégation, distincte de sa seule présence auprès de son client, devra être établie dans le cadre de l’enquête.
Les investigations étant toujours en cours, les éléments rapportés à ce stade ne préjugent pas de la responsabilité pénale des personnes concernées.
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