L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Ordre national des avocats de Tunisie et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ont officiellement annoncé la création d’un cadre permanent de coordination commun. Dans une déclaration conjointe publiée le 3 septembre 2026, les trois organisations appellent à un « dialogue sociétal » et précisent que cette structure sera ouverte aux forces démocratiques partageant leurs objectifs.
Des concertations à une structure permanente
Cette annonce marque une nouvelle étape dans le rapprochement engagé depuis plusieurs mois entre les trois organisations nationales.
En novembre 2025, l’UGTT, l’Ordre des avocats et la LTDH avaient déjà engagé des concertations autour de la situation nationale et de la nécessité d’un dialogue. La déclaration du 3 septembre 2026 formalise désormais cette coopération à travers la mise en place d’un cadre commun permanent.
Les trois organisations entendent ainsi dépasser le stade des consultations ponctuelles pour installer un mécanisme de coordination appelé à travailler sur les grandes questions nationales.
Un appel à un « dialogue sociétal »
Dans leur déclaration conjointe, l’UGTT, le Barreau et la LTDH mettent en avant la nécessité d’un dialogue sociétal autour de la situation du pays.
Le nouveau cadre commun se veut également ouvert à d’autres composantes de la société et aux forces démocratiques qui partagent les objectifs définis par les trois organisations signataires.
Les prochaines étapes concrètes de cette initiative devraient permettre de préciser la composition élargie du cadre, son mode de fonctionnement ainsi que les thèmes qui seront retenus dans le cadre du dialogue envisagé.
Pas un nouveau Quartet
Cette initiative ne constitue toutefois pas, à ce stade, la reconstitution d’un nouveau Quartet du dialogue national.
L’UTICA, qui avait participé avec l’UGTT, l’Ordre national des avocats et la LTDH au Quartet récompensé par le prix Nobel de la paix en 2015, n’est pas signataire de la déclaration publiée le 3 septembre.
Le nouveau cadre repose donc, pour l’heure, sur une coordination entre trois organisations historiques de la société civile tunisienne.
Une initiative appelée à préciser ses contours
La création de ce cadre commun intervient dans un contexte marqué par des appels répétés au dialogue autour des enjeux politiques, sociaux et économiques du pays.
Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette coordination, les organisations ou forces qui pourraient y être associées et les suites qui seront données à l’appel lancé par les trois signataires.
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