Les nouveaux titres de séjour pour études délivrés à des ressortissants tunisiens en Italie ont augmenté de 162,2% en 2025, atteignant 2171 titres, contre une année précédente moins dynamique. La Tunisie se classe ainsi au quatrième rang des nationalités bénéficiaires de ces titres, selon le rapport de l’Institut national italien de statistique (ISTAT), publié le 22 octobre 2026. Les Tunisiennes représentent 43,3% des titres accordés aux ressortissants tunisiens pour ce motif.
Le travail enregistre également une forte progression
La hausse concerne aussi les titres de séjour pour travail. Selon le même rapport, 5612 nouveaux titres ont été délivrés à des ressortissants tunisiens en 2025, soit une progression de 112,2% par rapport à 2024.
La Tunisie occupe le troisième rang des nationalités bénéficiaires de nouveaux titres de séjour pour travail, derrière l’Inde et le Maroc. Les ressortissants tunisiens représentent 9,5% du total des titres délivrés pour ce motif.
Parmi les titres accordés aux Tunisiens pour travail, 64,6% concernent une activité salariée non saisonnière. Cette proportion souligne le poids de cette catégorie dans les autorisations délivrées, sans permettre à elle seule de déterminer le nombre de personnes effectivement entrées en emploi au cours de l’année.
Les études et l’emploi, deux motifs de mobilité légale
Ces données mettent en évidence la progression des titres de séjour délivrés aux Tunisiens pour deux motifs distincts : les études et le travail. Les évolutions sont particulièrement marquées en 2025, avec des hausses respectives de 162,2% et de 112,2% par rapport à 2024.
Les chiffres portent toutefois sur les nouveaux titres de séjour délivrés, et non sur les demandes de visa ou les entrées sur le territoire italien. Ils ne suffisent pas non plus à établir les raisons de cette progression ni à mesurer, à eux seuls, l’évolution globale de la mobilité tunisienne vers l’Italie.
La publication de l’ISTAT fournit ainsi un éclairage statistique sur les voies d’accès légales au séjour en Italie, à travers les études et l’emploi, sans préjuger des facteurs à l’origine de leur évolution.
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