La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a évalué à environ 162 000 dinars le coût du remplacement des vitres brisées des trains en 2025, en raison des jets de pierres visant les rames. Ce montant ne comprend pas les conséquences potentielles de ces actes sur la sécurité des voyageurs et du personnel ferroviaire.
La SNCFT organise une campagne de sensibilisation à la préservation des transports publics sous le slogan « Une petite pierre, mais de grands dégâts ». L’initiative se déroule sur deux jours à la gare de Hammam-Lif et vise à prévenir les jets de pierres sur les trains circulant sur les lignes de la banlieue sud de Tunis.
94 trains par jour sur la banlieue sud
Le directeur de la communication de la SNCFT, Hassan Miadi, a souligné que ces actes portent directement atteinte à la sécurité des passagers et des agents, en plus d’occasionner des dégâts aux biens publics. Les bris de vitres représentent ainsi une charge financière pour l’entreprise, mais exposent également les personnes à bord à des risques de blessures.
Lire aussi : SNCFT : Cinq trains annulés en deux jours faute de locomotives
En temps normal, la SNCFT assure 94 voyages quotidiens sur les lignes de la banlieue sud, entre 4h30 et 22h. La fréquence est d’un train toutes les 30 minutes en période ordinaire, contre 20 minutes aux heures de pointe.
Plus de 21 millions de voyageurs par an
Selon Tarek Bousiqa, responsable de l’unité d’exploitation du transport des voyageurs sur les lignes de la banlieue de Tunis, ces lignes transportent plus de 21 millions de passagers par an, soit près de 58 000 voyageurs par jour.
Le réseau concerné s’étend sur 25 kilomètres et dessert 18 stations, entre Tunis et le quartier de Hay Riadh, à Borj Cédria. L’importance du trafic quotidien renforce les enjeux liés à la sécurité des trains et à la préservation des équipements utilisés par des milliers de voyageurs.