La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) annule quatre dessertes ce jeudi 27 août 2026, après avoir déjà supprimé un train mercredi soir. En cause : un manque de locomotives qui perturbe plusieurs liaisons entre Tunis et les régions. La compagnie indique que ces suppressions se poursuivront jusqu’au retour à la normale de la circulation des trains concernés.
Quatre départs supprimés ce jeudi
Les voyageurs sont directement concernés par quatre annulations programmées ce jeudi. Il s’agit du train Le Kef–Tunis, prévu à 5h, du Sfax–Tunis, prévu à 5h15, du Métlaoui–Tunis, prévu à 7h20, et du Gabès–Tunis, prévu à 10h50.
Ces suppressions interviennent après celle du train Tunis–Gabès, dont le départ était prévu mercredi 26 août à 21h15. Au total, cinq voyages sont donc supprimés en l’espace de deux jours, exclusivement en raison du déficit de locomotives, selon un communiqué de la SNCFT.
Un problème qui dépasse la simple perturbation
La SNCFT présente ces annulations comme une conséquence du manque enregistré au niveau des locomotives et précise qu’elles seront maintenues dans l’attente du rétablissement du trafic normal. Aucun calendrier précis de reprise n’a été communiqué.
L’épisode remet surtout en lumière la fragilité du matériel moteur disponible. Il ne s’agit pas seulement d’un retard ponctuel : lorsque l’indisponibilité de locomotives conduit à supprimer plusieurs dessertes nationales sur deux journées consécutives, la capacité du parc à absorber les besoins du réseau devient directement une question de continuité du service.
Cette vulnérabilité n’est d’ailleurs pas nouvelle dans la documentation de la SNCFT. Un rapport de la compagnie évoquait déjà l’insuffisance du matériel et son taux élevé d’immobilisation parmi les facteurs expliquant la réduction de l’offre. Son rapport d’activité 2019 soulignait également la vétusté du matériel comme facteur de dégradation de la qualité du service.
La SNCFT n’a pas annoncé de date de retour à la normale pour les quatre dessertes supprimées ce jeudi. Les voyageurs concernés doivent donc vérifier l’état de leur liaison avant de se rendre en gare.
Lire aussi :