Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».
Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.
Des « actes prémédités »
Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.
Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».
Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.
La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.
Un discours qui se précise
Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.
En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.
Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».
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Des coupures qui provoquent désormais des protestations
Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.
Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.
À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.
Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.
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