La France a délivré 20.598 premiers titres de séjour à des ressortissants tunisiens en 2025, selon les données statistiques françaises publiées par la Direction générale des étrangers en France (DGEF) et les données européennes d’Eurostat. La Tunisie reste la troisième nationalité étrangère concernée, derrière le Maroc et l’Algérie, mais le nombre de primo-délivrances tunisiennes a reculé de 8,4% en un an.
La Tunisie derrière le Maroc et l’Algérie
Les Tunisiens représentent 5,5% des 377.462 premiers titres délivrés en 2025 aux ressortissants de pays tiers en France. Ils arrivent derrière les Marocains, avec 35.585 titres, et les Algériens, avec 28.531. En 2024, la France avait accordé 22.499 premiers titres à des Tunisiens.
Cette baisse intervient pourtant dans un contexte globalement haussier. La France a délivré 377.462 premiers titres en 2025, contre 345.587 en 2024, soit une progression de 9,2.%. Les trois principales nationalités du Maghreb ont, elles, enregistré des baisses comprises entre 3,7% et 8,4%.
La famille reste le premier motif
Le détail des titres tunisiens permet surtout de dépasser la seule lecture quantitative. Le motif familial représente 42,1% des premières délivrances accordées aux Tunisiens en 2025. Les motifs étudiants arrivent à 26,8%, juste devant les motifs économiques, à 26,6%. Les motifs humanitaires comptent pour 1,3%, tandis que les autres motifs représentent 3,2%.
La migration légale tunisienne vers la France apparaît ainsi structurée autour de plusieurs voies, et pas uniquement autour de l’emploi ou des études.
Cette répartition diffère d’ailleurs de celle observée pour l’ensemble des ressortissants de pays tiers. En 2025, les étudiants représentaient 31% des primo-délivrances en France, contre 24,1% pour les motifs familiaux et 13,5% pour les motifs économiques.
Un écart à mettre en perspective avec les éloignements
Les chiffres des titres de séjour peuvent aussi être rapprochés, avec prudence, de ceux de l’immigration irrégulière. En 2025, 1521 ressortissants tunisiens ont fait l’objet d’un éloignement depuis la France, contre 1266 en 2024, soit une hausse de 20,1%. Les Tunisiens se classent ainsi au troisième rang des nationalités concernées, derrière les Algériens et les Marocains.
Le recul des nouvelles délivrances ne signifie pas une diminution de la présence tunisienne en France. Au 31 décembre 2025, 312.463 ressortissants tunisiens détenaient un titre de séjour ou un document provisoire, contre 304.287 un an auparavant, soit une hausse de 2,7%.
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