Le ministère des Affaires sociales prépare une nouvelle étape dans la numérisation de l’administration du travail. Une plateforme numérique de gestion du travail doit être lancée durant le mois de septembre 2026, avec pour objectif affiché de moderniser notamment les interventions de l’inspection du travail et de disposer de données sociales plus précises et actualisées.
L’annonce a été faite dimanche 13 septembre par le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, lors de son intervention aux travaux de la 52e session de la Conférence arabe du travail, au Caire. Selon les éléments communiqués par le ministère, cette plateforme doit contribuer à renforcer le travail décent et à améliorer la capacité de l’administration à intervenir face aux situations nécessitant une réponse rapide.
L’inspection du travail au cœur du dispositif
Le principal volet explicitement avancé concerne les interventions des inspecteurs du travail. La numérisation doit permettre de moderniser le suivi de leurs opérations, sans que le ministère n’ait encore détaillé publiquement les différentes procédures qui seront intégrées à la plateforme.
À ce stade, aucune indication officielle ne permet non plus de confirmer l’existence d’une interface spécifique destinée directement aux salariés ou aux employeurs, ni de préciser les modalités d’accès des différents utilisateurs. Ces éléments devront être clarifiés au moment de la mise en service.
L’enjeu dépasse toutefois la seule dématérialisation des interventions. Le ministère présente la plateforme comme un outil permettant de disposer de statistiques et de données précises et actualisées sur la situation sociale. L’objectif est notamment de faciliter la préparation de plans d’intervention immédiate ou préventive.
Des données pour anticiper les interventions
Cette dimension statistique constitue l’un des principaux intérêts annoncés du projet. En centralisant et en actualisant les données relatives à la situation sociale, l’administration entend améliorer sa capacité à identifier les situations nécessitant une intervention et à mieux cibler ses actions.
Le dispositif s’inscrit ainsi dans une transformation plus large de la gestion publique : passer d’une administration qui intervient principalement sur des situations déjà identifiées à une administration davantage capable de s’appuyer sur les données pour anticiper certains risques.
Le ministère inscrit cette évolution dans sa stratégie de transformation numérique de l’administration et dans les orientations du plan de développement 2026-2030. Le ministre a également souligné la nécessité d’adapter les politiques de protection et de sécurité des travailleurs aux nouvelles formes de travail et aux risques émergents.
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