• Accueil
  • À propos
  • Contact
webdo
FR AR EN
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International
No Result
View All Result
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International
No Result
View All Result
🇫🇷 FR 🇸🇦 AR 🇬🇧 EN
webdo
No Result
View All Result

Viande rouge : Le “Gaâoud” à 30 DT, l’arme anti-crise du Sud face à un agneau qui s’envole

par Firas Ben Abdeltif
lundi 23 février 2026 12:13
dans National
Viande rouge : à Tataouine, le dromadaire résiste à la flambée des prix

Alors que le Ramadan 2026 s’ouvre sous le signe d’une nouvelle tension sur les viandes rouges, un contraste saisissant apparaît entre les étals du pays. Dans plusieurs régions, le prix de l’agneau dépasse déjà 65 dinars le kilo et pourrait franchir les 70 dinars au cours du mois saint. Même la viande régulée proposée par la Société Ellouhoum autour de 42,9 dinars peine à rassurer des ménages confrontés à un pouvoir d’achat sous pression.

À Tataouine, le jeune dromadaire — le “Gaâoud” — s’écoule entre 29 et 30 dinars le kilo, avec une dizaine d’abattages quotidiens depuis les premiers jours du Ramadan. Longtemps considérée comme régionale, cette viande apparaît désormais comme la seule à rester durablement accessible.

Une économie locale devenue réponse nationale

La viande cameline n’est pas nouvelle dans le Sud. Adapté au climat aride, le dromadaire y constitue depuis toujours un élevage rationnel, moins dépendant des pluies et du coût des aliments importés que les filières bovine et ovine. Tant que les prix restaient équilibrés, cette consommation demeurait culturellement située : au Nord, le mouton dominait ; au Sud, il coexistait avec le camelin.

La hausse continue des coûts a modifié cet équilibre. Raréfaction du cheptel, recul des importations et renchérissement de l’alimentation animale ont progressivement transformé la viande rouge en produit de plus en plus occasionnel. Dans ce contexte, l’écart de prix devient déterminant : une viande vendue presque moitié moins chère cesse d’être un choix culturel pour devenir un arbitrage économique.

Le phénomène prend une dimension particulière durant le Ramadan, période où la demande culinaire révèle les réalités du marché. Là où certaines viandes deviennent festives, d’autres prennent un rôle de stabilisation quotidienne.

Une filière désormais encouragée

Cette évolution n’est pas uniquement le fruit du marché. Les autorités encouragent depuis plusieurs mois le développement de la filière cameline. À Tataouine, le cheptel approche aujourd’hui les 13.000 têtes, et la région contribue à hauteur d’environ 2500 tonnes à la production nationale, soit près de 2,3% du total. Des projets d’engraissement et l’organisation progressive de la distribution au-delà du Sud accompagnent cette dynamique. L’objectif affiché n’est pas de remplacer l’agneau, mais de limiter la volatilité des prix de la viande rouge.

Dans un secteur fragilisé — près de 3000 boucheries ont fermé depuis 2018 — le dromadaire apparaît ainsi comme une ressource locale capable d’amortir les chocs d’approvisionnement. Le “Gaâoud”, notamment la variété “Ardhawi” réputée pour sa saveur, quitte progressivement son statut de produit de terroir pour acquérir une fonction économique.

Lire aussi:

  • Viande rouge : Les bouchers alertent sur une flambée des prix pour le Ramadan
  • Ramadan : Ellouhoum affiche la viande rouge à ce prix

Tags: dromadairesprixTataouineViandes

Les plus récents

Mahdia : Coupure d’électricité dimanche dans plusieurs zones

Mahdia : Coupure d’électricité dimanche dans plusieurs zones

par Mohamed Fethi
18 avril 2026

L’Iran referme le détroit d’Ormuz en réaction au blocus américain

L’Iran referme le détroit d’Ormuz en réaction au blocus américain

par Mohamed Fethi
18 avril 2026

"A voix basse" de Leyla Bouzid sort en salles

« A voix basse » de Leyla Bouzid sort en salles

par Hatem Bourial
18 avril 2026

Presse : Les 70 ans du Corriere di Tunisi

Presse : Les 70 ans du Corriere di Tunisi

par Hatem Bourial
18 avril 2026

Les plus populaires

1Le TGV Nord-Sud en phase d’études : Le tracé final encore ouvert
2Chott el Jerid : Un géant salin aux ressources méconnues
3Bonne nouvelle pour le Sud tunisien : Inscription du parc géologique du Dahar par l’Unesco
4Aïd El Idha : La filière alerte sur un risque de pénurie de viandes rouges et une flambée des prix
5Barrages : Jendouba atteint le plein après des pluies exceptionnelles
Facebook Twitter Youtube RSS
webdo

Votre journal électronique de Tunis. Suivez toute l’actualité en Tunisie en temps réel : politique, société, culture, économie et plus encore. Webdo, une source fiable et indépendante au cœur de l’info.
Webdo.tn est édité par la société YNJ SARL – RNE : 1209226C – Tunisie.

Plan du site

  • Accueil
  • National
  • Divers
  • Régions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
  • International
Gérer mes cookies

Tags

Algérie ARP arrestation BCT chine Cinéma condamnation corruption Coupe du Monde Décès Etats-Unis Festival Festival de Cannes Film football france Gaza Grève guerre Huile d'olive Iran ISIE israël Italie justice Kais Saied Libye Ligue 1 mandat de dépôt météo Ons Jabeur Palestine Pluie Prison prix ramadan Santé Sfax tennis Tourisme Tunis Tunisie Tunisie Telecom UE UGTT

© 2026 Webdo.tn Tous droits réservés. Réalisé par iTrend

Logo Webdo
No Result
View All Result
  • Accueil
  • National
  • Divers
  • regions
  • Sport
  • Culture
  • Chroniques
    • Everyday Tunisians
    • Edito
  • International

© 2026 Webdo.tn Tous droits réservés. Réalisé par iTrend