Dans le cadre de sa stratégie visant à améliorer la sécurité routière et à renforcer la lisibilité de la signalisation pour les usagers de la route, de jour comme de nuit, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat a annoncé, jeudi 7 mai 2026, l’achèvement du deuxième champ d’essais consacré au marquage horizontal sur l’autoroute n°4 reliant Tunis à Bizerte.
Ce dispositif expérimental s’inscrit dans une démarche scientifique destinée à tester et comparer différentes solutions de marquage routier. Selon le ministère, ce chantier a réuni plus de 15 entreprises tunisiennes, algériennes et libyennes spécialisées dans la fabrication de peintures et de billes de verre, ainsi que des sociétés de travaux publics actives dans le domaine du marquage horizontal.
Des structures techniques et de recherche impliquées
Des structures techniques et de recherche, dont le Centre des essais et des techniques de construction et le Centre technique de la chimie, ont également participé aux opérations, aux côtés d’experts du secteur.
Au total, environ 40 formulations différentes de matériaux de marquage ont été appliquées et testées sur le site. L’approche retenue repose sur une méthodologie expérimentale visant à évaluer la performance de chaque solution dans des conditions réelles d’utilisation. Ces essais seront suivis sur une période de dix mois, à travers un programme d’évaluations techniques, en laboratoire et sur le terrain.
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Les principaux paramètres étudiés concernent notamment la capacité de rétroréflexion de jour comme de nuit, la résistance à l’usure et aux conditions climatiques, ainsi que la durabilité des couleurs et l’adhérence des matériaux à la chaussée.
Retenir les solutions les plus conformes
À travers ce projet, le ministère de l’Équipement entend établir une classification des différentes formulations selon leur performance technique, afin de retenir les solutions les plus conformes aux normes nationales et internationales. L’objectif affiché est double : améliorer la qualité des infrastructures routières et contribuer à la réduction des accidents de la circulation en renforçant la visibilité du marquage au sol.
Le ministère souligne enfin que cette initiative marque une étape importante vers la mise en place d’un système de signalisation routière plus moderne et durable, fondé sur l’évaluation scientifique et la qualité des matériaux utilisés.