Les démarches pour la création d’un groupement national des sociétés communautaires en Tunisie avancent. Le président du conseil d’administration de la première société communautaire créée dans le pays, Mohamed Touil, a indiqué vendredi 14 août 2026 à Mosaïque FM que la dénomination du futur groupement a déjà été réservée et que les promoteurs travaillent actuellement à finaliser son cadre juridique.
Selon Mohamed Touil, cette étape constitue l’un des principaux défis du projet, en raison de la diversité des secteurs dans lesquels opèrent les sociétés communautaires, notamment l’agriculture, le tourisme et l’industrie. Le futur groupement devra ainsi disposer d’un cadre juridique adapté aux différentes activités exercées par ces structures.
Un lancement prévu avant la fin septembre
Le lancement officiel du groupement national est attendu d’ici la fin du mois de septembre, sous réserve de l’achèvement des procédures juridiques. Le nouvel organisme aura notamment pour mission d’assurer l’encadrement et la formation des responsables des sociétés communautaires, tout en contribuant à leur pérennité.
Il devrait également mettre en valeur les expériences ayant réussi afin de créer des modèles reproductibles et de redonner confiance aux porteurs de projets qui rencontrent des difficultés dans le développement de leurs sociétés.
L’accès aux terres domaniales au cœur des priorités
Parmi les principaux dossiers que le futur groupement entend défendre figure l’accès aux terres domaniales destinées à l’investissement.
Mohamed Touil a notamment appelé à l’activation de la décision de la présidence de la République permettant aux sociétés communautaires de bénéficier de terres domaniales pour leurs projets. Il affirme que ce dossier serait bloqué depuis novembre dernier au niveau du ministère des Domaines de l’État et des Affaires foncières.
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Le futur groupement entend donc jouer un rôle de représentation auprès des autorités afin de débloquer ce dossier et de faciliter l’accès des sociétés communautaires aux ressources nécessaires à la réalisation de leurs projets.
Une présence dans tous les secteurs
Le groupement national devrait réunir des sociétés communautaires opérant dans différents domaines. Si le secteur agricole représente actuellement la part la plus importante des sociétés créées, le futur organisme ne devrait pas se limiter à cette activité.
Tourisme, industrie, services et agriculture devraient ainsi être représentés au sein de cette nouvelle structure professionnelle, dont l’objectif sera également de favoriser la coordination entre les différentes sociétés communautaires et de renforcer leur capacité à faire face aux difficultés administratives, juridiques et financières.
La création de ce groupement intervient alors que les sociétés communautaires cherchent encore à consolider leur modèle économique et leur fonctionnement. Son lancement pourrait constituer une nouvelle étape dans l’organisation et la structuration de ce secteur, notamment à travers un accompagnement commun et une meilleure représentation auprès des pouvoirs publics.